Style | Dior Homme

A quel jeu joue Kris Van Assche chez Christian Dior?

Une invitation se présentant sous la forme d’une affichette où l’on peu voir un labyrinthe dont les parois sont faites de dominos. Les mannequins défileront autour et dans un labyrinthe dont les parois sont elles constituées de miroirs, reflétant l’assistance, découpant les points de vues et les structures du lieu dans toutes les directions, comme autant de « morceaux » de puzzle que l’on pourrait ré-agencer à sa guise. C’est peut-être cela le message de cette collection.

Ré-agencer, porter la veste de costume avec un short, une veste sans manches avec un pantalon, mixer les longueurs short/veste et imperméable et ainsi de suite. Nul besoin de beaucoup de formes pour réaliser ces multiples « montages », Kris Van Assche le prouve saison après saison il sait aller à l’essentiel.

A cette « économie » de formes quasi rigoriste, qu’affectionne le créateur belge-flamand s’ajoutent des silhouettes aux allures presque raides. Les chemises, les vestes, les manteaux et imperméables d’été sont « taillés » à angles droits comme le tracé du labyrinthe, mais ne négligent pas une certaine fluidité. Les rares motifs (peut-être doit-on dire composition) quasiment ton sur ton le sont également rappelant la structure des tableaux de Pietr Mondrian aux couleurs descendues.

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Tout comme Mondrian, Kris Van Assche utilise des moyens réduits et use de sa subtilité créatrice pour multiplier les propositions. « The sun must have his shade », ce vers issu de Follow thy fair sun, poème de Thomas Campion (1567-1620) qui orne le carton d’invitation illustre parfaitement cette idée.

Il ne s’agit point ici d’une rigueur conservatrice aux accents de frilosité, mais plutôt un désir d’universalité. Comme si à travers cette collection le créateur de la maison Dior recherchait l’abstraction des formes. L’ensemble se trouve empreint d’une certaine modernité que l’on ne peut qu’apprécier.

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dior-men-ss2014-14dior-men-ss2014-15dior-men-ss2014-16dior-men-ss2014-17dior-men-ss2014-18dior-men-ss2014-19A la fin du défilé, les mannequins doivent retrouver leur chemin au sein de ce dédale créatif…

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Alice Knackfuss | Dako

Diplômée de l’Académie de Mode et de Design de Munich, Alice Knackfuss à travaillé chez Kris Van Assche et Ute Ploier.

Finaliste du Festival International de Mode et de Photographie de Hyères en 2009 elle travaille désormais à Bruxelles où elle à crée la collection Dearest avec le styliste Simon Pierre Toussaint (Prix Crystalized, Hyères 2009). Au début de l’année dernière elle à lancé sa propre ligne femme : a.Knackfuss.

Mon amie, la photographe belge Laetitia Bica, à réalisé en collaboration avec Alice Knackfuss la vidéo de la collection pour cet hiver baptisée Dako.

La collection rend hommage à l’action de Sadako Sasaki, jeune fille de 7 ans qui en 1955 façonne de ses mains plus de 1000 grues en papier, évoquant ainsi une ancienne coutume japonaise à combattre son propre sort.

La collection explore l’idée de délicatesse au sein d’un corps endurci: une défense émotionnelle capable de déclencher des postures fortes et universelles.

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Third edition of the magazine art directed by Kris Van Assche. The name Londerzeel is from his place of birth in Belgium. The party took place in the atelier a few days ago.

Below Kris Van Assche


Shoot Yulya, the photographer


Harvey Abomo with Britta Uschkamp

PFW | Dior, Luxe, pureté et fluidité…

Paris fashion week, automne-hiver 2011-2012 Samedi 22 janvier 15h00, Tennis Club de Paris

Noblesse du cachemire, sans doublure, des vêtements fluides parfois coupés en une seule pièce…

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Parquet ciré sous de gigantesques lustres en cristal, le feu s’allume dans les cheminées au design contemporain… Le décor minimaliste annonce un hiver chaud, luxueux et dépouillé de tout superflu !

Superpositions tout en légèreté et fluidité

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Au son de la voix monocorde de Daniel Miller et du rythme tout aussi minimaliste de la mélodie de « Warm Leatherette », le bal de Kris Van Assche s’anime sous nos yeux. Allures monochromes de gris, de brun, de noir, parfois ponctuées de rouge.

La démarche des mannequins, quasi aérienne, fait écho aux étoffes légères et fluides de la ligne. Classicisme grace aux essentiels, modernité grace aux détails, la ligne Dior Homme est un luxe contemporain à la silhouette épurée et à la matière empreinte de douceur et de confort…

Ci-dessous, coup de coeur pour ce look « ambivalent » (second mannequin en partant de la droite)

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Les Stetson (KVA aime les chapeaux) portés par ces jeunes hommes, créent une aura de mystère et d’élégance. Certaines silhouettes à l’allure androgyne étaient troublantes, faisant penser à la confusion des genres fortement véhiculée actuellement par les campagnes de mode.

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La horde de mannequins repartent en coulisses… Fin de la musique electro. En 1980, la divine Grace Jones, intitulera son album « Warm Leatherette » en hommage au talent de « The Normal. » A (re)découvrir ici. Ma préférence se porte sur cette version plus récente de Trent Reznor et plus proche de la version originale… Just amazing. Enjoy here !

Edit par Christian: L’homme nouveau dont Kris Van Assche est un des chefs de file et qu’il développe pour Dior Homme depuis quelques saisons, continue son évolution. Il se libère de plus en plus de sa carapace, adopte de nouveaux volumes, plus fluides, plus amples (plus féminins?) sans pour autant perdre de structure. Kris Van Assche est en train de réaliser un « tour de force » en nous faisant « oublier » l’ère Slimane et sa silhouette rock & fitted.

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3 créateurs, 3 manières de porter la veste

Antonio Marras, Gaspard Yurkievich et Kris Van Assche ont chacun une manière bien personnelle de porter la veste.
Petit décryptage en image:

Dandy, Antonio Marras, backstage à la fin du défilé Kenzo

Antonio Marras porte une veste faisant partie d’un costume trois pièces. Avec sa poche poitrine à rabat montée de biais et sa tonalité kaki elle prend des allures vintage ou de veste de chasse à courre. Portée avec un gilet donc, avec un côté « tiré à quatre épingles mais pas trop » que j’affectionne particulièrement. Un carré de couleur sombre autour du cou, non noué et passant sous le gilet ajoute une touche précieuse à sa tenue. On entrevoit une chemise au fin quadrillage qui réactualise l’ensemble. Antonio Marras joue habilement sur le registre gentleman farmer moderne.

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Arty, Gaspard Yurkievich, backstage, avant le show

Porte une veste en poil de chameau sur un tee-shirt à même la peau et à large encolure. On ne le voit pas sur cette photo, mais les manches du tee-shirt recouvrent plus que le poignet et dépassent de dix bons centimètres de la manche de la veste. Un style arty et contemporain, comme les créations du styliste.

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Graphique, Kris Van Assche, backstage Christian Dior

Clair-obscur, sous un regard malicieux et complice, KVA porte une veste à la coupe fluide et une chemise couleur charbon (thème du défilé de Dior Homme AW, 2010-2011). Les manches de la veste sont relevées pour un style très graphique, citadin et actuel.

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Magazines de créateurs

Publications réalisées en partie par des créateurs de mode, en l’occurrence ici Karl Lagerfeld pour le 31, rue Cambon de la maison Chanel et Kris Van Assche pour Londerzeel.

31, rue Cambon

C’est le fruit d’une collaboration entre Karl Lagerfeld et Olivier Zahm. Légèrement plus petit qu’un format A4. Papier mat pour la couverture avec une photo en noir et blanc gros grain (featuring Baptiste Giabiconi), au centre en gaufrage rose très girly le titre de la publication.
On y trouve un bref portrait de la grande Mademoiselle et l’ensemble des produits de la maison: Haute Couture, collection Croisière, Haute Joaillerie, maroquinerie, articles de sport, parfums, beauté, etc. Chaque famille de produits est présentée avec un petit brief très intéressant (année de création, inspiration…).
Ce que j’appréhendais comme un magazine résultant d’une alliance détonnante et excitante (Lagerfeld x Zahm !) est en fait plus un catalogue à destination des clients de la marque, luxueux et informatif. Nul débordement créatif comme on pouvait l’espérer.

Londerzeel

Londerzeel ? C’est le nom de la ville de Belgique où est né Kris Van Assche.
La revue de 16 pages au format A3 possède une couverture en papier calque imprimé, exprimant à la fois toute la créativité et la sensibilité du créateur.
On y trouve les photos et illustrations de Kris Van Assche (notamment l’installation Picaflor, présentée à la Villa Noailles) et les travaux d’artistes amis comme Andrea Mastrovito ou David Casini… Les textes sont de Maxime Buechi (Sang Bleu), de Paul Ardenne…
Contraste total avec la publication précédente, ici on est en possession d’une revue alternative où la démarche est plus artistique et engagée, moins commerciale. Le magazine correspond assez à l’idée que l’on se fait de l’univers subtil du créateur belge-flamand, styliste-artiste et poète.


À lire, le blog de Barbara Polla, rédactrice en chef de Londerzeel et auteure d’une biographie imaginaire de Kris Van Assche, Kris Van Assche, Amor o Muerte?. Vous y trouverez plein d’informations sur KVA et son univers.

(1) Il y a quelques années Hedi Slimane avait collaboré avec Purple Magazine (pour le supplément Interzone) et le journal Libération, assurant leur direction artistique.

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Modoscopie | Kris Van Assche

Respectueux des codes du costume masculin, Kris Van Assche en détourne les détails pour proposer des tenues d’une étonnante modernité évitant toute forme de déguisement. Chef de file de la mode masculine, Kris Van Assche nous livre ici ses impressions sur la beauté, le statut de créateur de mode, ses influences et les nouveaux médias. Les organisateurs du Festival de la Photographie et de la Mode d’Hyères ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en le nommant président du jury de l’édition 2009.

Vous êtes un jeune créateur responsable de la direction artistique d’une des plus prestigieuse maison de couture. N’est-ce pas trop difficile à porter? Quels conseils donneriez-vous à un jeune créateur qui veut débuter dans la profession?

Il faut revenir sur l’ensemble de mon parcours pour comprendre mon cheminement jusqu’à cette fonction au sein de la maison Dior. J’ai tout d’abord été le plus jeune diplômé de l’Académie Royale d’Anvers, puis j’ai effectué ma première expérience professionnelle chez Yves Saint Laurent pour la ligne Homme. J’ai ensuite rejoint Dior Homme que j’ai quitté pour fonder ma propre ligne puis finalement retrouvé pour en diriger la ligne masculine… Tout s’est passé relativement vite, sans temps mort. J’ai cependant vécu cette période intense avec beaucoup d’interrogations. Je savais ce que je voulais même si je n’avais aucune certitude quant à l’aboutissmenet de mes rêves… Il faut avoir à la fois de le achance mais aussi faire preuve de courage, d’un travail acharné et d’une concentration à toute épreuve. Il faut écouter les conseils mais ne pas être frileux. Alors, si je me permettais de donner un conseil à ceux qui veulent se lancer dans l’aventure, ce serait d’être fou et rigoureux à la fois.

A l’image de certains créateurs comme Karl Lagerfeld, créateur de mode, photographe et depuis peu réalisateur de court-métrage, éprouvez-vous le besoin de vous exprimer dans d’autres domaines artistiques?

Effectivement, je m’intéresse à l’art en général. Je me suis déjà  impliqué dans de nombreuses expositions, en particulier dans de nombreuses expositions, en particulier au sein de la galerie de Barbara Polla « Analix Forever » pour qui j’ai créé plusieurs installations: « Handsome » En 2006, « Working Men » En 2008. Nous avons d’ailleurs d’autres projets en cours. La photo tient également une place privilégiée dans ma vie. Ma contribution en tant que rédacteur en chef au A Magazine a été l’occasion de montrer quelques uns de mes clichés de voyages et de réunir des artistes qui représentent une influence dans mon univers, comme Nan Goldin, Jeff Burton ou Sarah Moon.

Etes-vous d’accord avec cette phrase : «Un créateur aujourd’hui doit pouvoir répondre à tout »?

Oui et non. Oui, car il nous faut être beaucoup plus polyvalents qu’auparavent, plus ouverts, plus « poreux » au monde qui nous entoure. Et non, car il est absolument ridicule et présomptueux de demander à un créateur de mode d’être omniscient et omnipotent. C’est totalement déplacé et vaniteux. Restons à notre place.

Ce qui touche beaucoup dans vos créations c’est la dimension poétique et une très grande sensibilité. Comment définiriez-vous la beauté?

Ma quête reste toujours la même. Celle d’une élégance radicale. Il faut qu’elle soit moderne et sensible, tout en traduisant l’énergie de notre époque. La beauté est un état de grâce, une noblesse naturelle sans caricature ni posture.

Dans le dernier défilé Dior Homme, il y a un pantalon coupe «baggy» avec une large ceinture repliée, comportant une poche plaquée au dos et une martingale au côté. Ce mix du sportswear et des attributs classiques du costume masculin semblent définir votre style.

Je souhaite revisiter les classiques, les bousculer pour atteindre une véritable modernité. Je souhaite revisiter les classiques, les bousculer pour atteindre une véritable modernité. Il ne s’agit pourtant pas de déguiser les hommes, de les caricaturer. Je m’attache donc aux détails, aux décalages. Le costume est comme une figure imposée qu’il faut maîtriser à tout prix pour mieux le faire « muter ». Tout doit se passer dans les glissements, sans que cela soit brutal ou défigurant. La subtilité réside là, dans ce carrefour d’influences.

J’ai trouvé dans vos collections personnelles et également dans la dernière pour Dior Homme des rapprochements avec l’esthétique du cinéma expressionniste (les angles, le noir et le blanc, etc.), quelles sont vos principales sources d’influence?

Cela varie énormément. La peinture flamande comme les photos de Desire Dolron peuvent être une piste de départ pour une collection. La musique électro de Justice peut en être une autre. Films, musiques, rue, tout m’inspire et me nourrit. Une collection résulte souvent d’une mosaïque d’influences quotidiennes (mon entourage proche) ou exceptionnelles (expos, créations diverses).

La mode Homme a beaucoup évolué ces dernières années. Comment définiriez-vous (en quelques termes choisis) l’homme occidental contemporain?

Il est plus complexe et subtil dans son désir de mode. Il est réconcilié avec l’idée d’élégance mais ne veut pas pour autant être apprété. Il est sophistiqué mais sans contraintes, moderne mais en refusant le déguisement d’une « Fashion Victim ». Il a trouvé un équilibre en somme…

Le chapeau est un accessoire oublié depuis longtemps. Il semble que vous ayez une affinité particulière avec cet accessoire. Est-ce un accessoire susceptible de faire son apparition chez Dior Homme?

Le chapeau est un accessoire intemporel, qui dépasse toute notion de nostalgie. Il est la signature d’une élégance radicale, assumée. En même temps, il est toujours très moderne, plébiscité par les plus jeunes. Il ne cesse de concrétiser cette nouvelle masculinité, très sophistiquée sans pour autant verser dans le déguisement. Je l’utilise souvent, mais pas systématiquement. Je l’ai mis en scène sous toutes ses formes au Pitti Uomo dont j’étais l’invité en 2007, au coeur d’une installation nommée « Desire ». Le chapeau est pour moi autant un symbole et un objet de recherche qu’un accessoire du quotidien, actuel et indémodable.

Internet vous influence t-il, y trouvez vous des sources d’inspiration?

Internet est un outil quotidien, complémentaire des autres supports. En ce sens, il participe à un ensemble, facilite l’accès à certains documents. Internet n’es pas mon seul outil de connaissance et de recherche mais je ne saurais pas m’en passer.

Pensez-vous qu’internet va modifier le rapport que nous avons avec la mode, les créateurs et les marques?

Peut-être, je ne suis pas assez visionnaire sur ce sujet pour faire des prévisions. Ce qu’il y a de certain avec Internet, c’est qu’il modifie l’accès au luxe et même à l’hyperluxe. C’est réellement une véritable révolution. Toutes les grandes maisons vendent en ligne aujourd’hui alors qu’il y a quelques années à peine cela aurait semblé être une hérésie…

Avez-vous des projets futurs?

Mon futur est largement organisé par le rythme des collections: deux pour Dior Homme, deux pour KVA Homme et deux pour KVA Femme. Il ne me reste que peu de temps pour le reste. J’ai quand même pu libérer mon agenda pour prédiser le prochain Festival d’Hyères en avril prochain. C’est une mission très importante à mes yeux. — Lire aussi Résumé du défilé Dior Homme Kris Van Assche, l’homme fleur Dis Hedi quand reviendras-tu ?

Défilé Dior homme par Kris Van Assche

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L e carton d’invitation noir et blanc annonçait la couleur, la collection nommée « Angles » sera expressionniste(1), l’homme Dior sera bichrome ou ne sera pas. Hedi Slimane nous avait habitué à ce discours bitonal, Kriss Van Assche emprunte à sa manière le même chemin cette saison et affirme plus que jamais son style. La transition au sein de la maison Dior continue sans heurts ce qui se confirmera sur le podium.

Première surprise le tailoring est à l’honneur, là où je m’attendais à une majorité de tenues sportswear-très chic dans des volumes amples, on trouve beaucoup de pantalons ajustés, des gilets et des détails de découpe.

Les vestes de tailleur sont ajustées portées tantôt sur des chemises, des pulls longs ou des chemises liquette, afin de s’adapter au style ou à l’humeur de chacun. Les pantalons sont tous très désirables, ils sont étroits, presque slim, ou à la fourche basse (forme que KVA à su nous faire découvrir lors des saisons précédentes). Les manteaux confirment leur retour et semblent très confortables. Les chaussures sont des boots à larges semelle rappellant le modèle 1460 de chez Dr Martens. Avec les mannequins dont un bonne majorité ressemble à Alex Kapranos ou Ian Curtis on reste dans un registre très rock.

C’est à un défilé très sensible auquel nous avons assisté et ce malgré la démarche martiale des mannequins sur le voguing électronisé-réactualisé(1) de Malcom Mc Laren et l’absence de couleur, les nombreux détails suivants sont là pour en témoigner :

De larges cols

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les larges cols sur des manteaux ou des pulls se drapent sur le bas visage dans un style très refugewear-chic. En détail, une boucle d’oreille triangle…

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des découpes

Parmi mes pièces favorites, ce gilet et cette chemise ouverte dans le dos, des détails très tailleur. Les pantalons, portés bas sur la taille, ne sont pas en reste…

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des broderies…

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des broderies romantiques sur le pull, et broderie 3D anguleuse sur la veste.

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Ci-dessous une pièce emblématique du style KVA ce sublime pantalon-sarouel qui mixe une ceinture retournée très sport, une martingale au côté et des poches à rabat très tailleur, porté avec une chemise rayée avec un boutonnage-dos dont vous apprécierez le détail d’encolure qui découvre la peau à la base du cou. Yes !

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Quel homme n’a pas un costume rayé dans sa garde-robe ? Rien que de très classique en somme, des rayures il y en a également dans cette collection, elles sont graphiques, dynamiques, tout en restant sobres elle sont aisément portables.

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et des bijoux

On a vu plus haut des boucles d’oreilles, beaucoup de silhouettes sont agrémentées de colliers apparemment faits d’un fil perlé enroulé sur lui même, pour un rendu très raw.

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En deux ans Kriss Van Assche semble avoir bien pris ses marques au sein de la maison Dior. Ce défilé montre que l’après Slimane est possible, chose impensable pour moi il y a deux saisons.

(1) transversalité : il est peut-être temps de revoir le Cabinet du Dr. Caligari, au noir et blanc dramatique et aux décors anguleux, qui sied si bien à cette collection.


Poursuivez votre lecture avec :
le billet très intéressant de Julie Perello @ bloc-mode,
les fuckin’ photo de James @ james Bort,
la vision artistique de Stéphane Galienni @ buzz2luxe,
et les anecdotes Matthieu @matérialiste.