Arts of Fashion foundation 2011 #2

It’s a precious time where students can work on exciting projects and met rising designers (Jasper Sinchai Chadprajong, Lucille Puton and Christine Phung) but also the french illustrator Aurore de la Morinerie.

It’s always interesting and an honor to follow the process of making. From the idea to the garment – to the garment to the exhibition, here is a new set of photos of the silhouettes (in processing) and the students at work.

Please consider the beautiful pleats made by Atelier Gerard Lognon who works for Haute Couture.


Justin working hard on the pleats…


Pleats that never stops, like water… The « water » dress by Feng Chen


Christine Phung and a student


Jasper Sinchai Chadprajong and Lucile Puton explaining to Alexandra

Arts of Fashion Foundation 2011 #1


Project by EunJin Song South Korea – Hong-Ik University

Last year i followed the fashion masterclass organized by Arts of Fashion Foundation and held at the Musée des Arts Décoratifs in Paris. Nathalie has asked me to be part of the team again, the pleasure was mine.

This year the themes were:

The modern dancer, is to create a daytime dress like a sculptor, based upon the work of Madame Grès (her technique of draping and fabric carving).

The flying tailor, is to create an everyday life menswear « garment », a combination of both innovation and function, based upon the work of Hussein Chalayan.

Twelve students from different countries (China, Switzerland, USA, France…) spend one month in Paris creating two silhouettes and fashion illustrations, this is some of them.

All infos here

Students, creative people at work


Justin Jamison and Kaycee Houchin from USA – San Francisco (the Art Institute of California)


Stefanie Ayoub from Toronto (Ryerson University)


Joyce Liang from USA – San Francisco (Apparel Arts)


Feng Chen Wang from China (Beijing Institute of Technology)


Justin Jamison


Danielle Lejah from USA (University of Wisconsin – Madison)


Leah Mendelson from USA – San Francisco (the Academy of Art University)


Nika Tang from USA – San Francisco (the Academy of Art) University). Nika is already a freelance designer with her own brand in San francisco, check her website

The rising designers


Lucile Puton (La Cambre), Paris based menswear designer, part of 10 finalists of the Hyères 2010 International Fashion Festival. Currently freelancing for Thierry Mugler w/ Nicola Formichetti and Romain Kremer.


Jasper Sinchai Chadprajong (Royal college of Arts), London based menswear designer, part of 10 finalists of the Hyères 2010 International Fashion Festival. Collaboration with Brioni, Camper and Swarovski.


Christine Phung (Duperré, IFM), Paris based womenswear designer, design the uniforms of the new world class luxury hotel Mandarin Oriental in Paris, freelancing for Vanessa Bruno, Baby Dior, Veja to name a few and designing her own collections based on experimentations and interactions with the environnement.

What is Hyères 2011 ?

hyères-2011-mareunrols-1
Marite Mastina et Rolands Peterkops (Mareunrol’s, 1.2.3 and jury prize Hyères 2009) where in Hyères to show their mystical and surrealist new project: « Tenants »

I ask the young designers Jasper Sinchai Chadprajong (Hyères 2010), Mads Dinesen (Pain is felt by all…, Denmark), Emilie Meldem (Odlhou, Switzerland), Oriane Leclercq (Fake is just as good, Belgium), Michael Kampe (Exploded view, Germany), Léa Peckre (Cemeteries are fields of flowers, France, jury prize 2011), Oda Pausma (29.10.2010, Nederlands), Sandra Backlund (jury member and jury prize Hyères 2007) and Jean-Paul Lespagnard (« tourist », public and 1.2.3 prizes Hyères 2008) what they think about the Festival in few words. You will also meet Sonny Groo and other people.

See how each of them react differently: romantic Oda, straight forward Léa, thoughtful Michael, very cool and charming Sandra and forever smiling Jean-Paul…

Creative, fun, exciting and meetings (new friends and opportunities) it was Hyères 2011!

Video below.

FIMPH 2010 | impressions (back to basics)

Cette année, les organisateurs ont eu la bonne idée cette année d’installer les stylistes à l’intérieur de la villa, chacun occupant une pièce qu’il pouvait aménager à sa guise et ainsi nous faire entrer dans son univers de manière plus complète. Du point de vue esthétique, la collection d’Alexandra Verschueren (grand prix du jury), se situe aux antipodes des créations de la syliste mongole Tsolmandakh Munkhuu (prix du public).

Le vêtement créé par ses soins ou empruntés à sa mère pour être recopiés ont des lignes pures, complexifié ensuite par un impressionnant travail de pliage/repassage/découpage pour un rendu origami. Des vêtements « basic on the outside » comme le dit la créatrice mais qui révèlent leur « trésor » une fois ouvert. Appliquant ainsi, ce vieux principe cher au luxe « aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur ». Alexandra Verschueren Manteau d’Alexandra Verschueren Chemise-origami, d’Alexandra Verschueren

Chemise-origami imprimée « traces de feutre », d’Alexandra Verschueren

Tsolmandakh Munkhuu

J’ai aimé les accessoires de Tsolmandakh Munkhuu et j’ai été impressionné par ses effets matières. Ses vêtements inspirés des moines bouddhistes sont denses, s’inspirant des filtres à air de voitures (!) pour certaines pièces, voire de pièces de plomberie, l’ensemble flirte avec un style gothico-baroque qui a fait l’unanimité parmi le public du festival.

Les sources d’inspirations (filtre à air de voiture, bielle…), les cahiers de recherches et les effets de matières réalisés par la styliste Tsolmandakh Munkhuu

Jasper Sinchai Chadprajong

Des dizaines de mètres de tissus nécessaires pour réaliser une parementure plissée chez la styliste mongol aux deux semaines nécessaires pour réaliser une chemise-origami chez la styliste belge, les lauréates se rejoignent dans ce travail d’une minutie extrême. « Coup de cœur » fut pour le jeune styliste anglais Jasper Sinchai Chadprajong.

Ses histoires sur le temps de l’amour, son humour et son univers tout en illusion (il a réalisé des trompe l’œil en denim et en maille assez bluffants) m’ont interpellé. Bien maitrisés l’humour, la dérision, l’illusion sont à même d’apporter un souffle nouveau à toute démarche créative. Je n’ai pas ressenti le même passion pour ses vêtements, entre l’idée et la réalisation quelque chose s’est perdu en chemin.

Nada Van Dalen

Autre collection sur le temps chez la danoise Nada Van Dalen. Elle retranscrit en vêtement une année difficile qu’elle à passé à Berlin. Un style très DIY, très punk et very angry. Ruban adhésif de bricolage (pour panser les blessures…) et coton se côtoient. Certains vêtements et accessoires sont « bariolés » par des traces de feutres. Collection et installation assez impactante mais somme toute assez anecdotique…

Yiqing Yin

J’ai aimé le travail réalisé par Yiqing Yin, son installation très « art moderne » et les volumes anatomiques de ses vêtements littéralement moulés sur le corps ont beaucoup ému, en laissant aussi une impression de déjà-vu? Résumé en vidéo ci-dessous (featuring un cours d’origami par la lauréate)

Beaucoup de tissus bouleversés à la main (chez Yiqing Yin, Alexandra Verschueren, Tsolmandakh Munkhuu), des imprimés régressifs et bruts fait de traces de feutre et de crayon (chez Alexandra Verschueren, Nada Van Dalen), des références « ethniques » (l’Afrique, la Mongolie, l’Inde) et des rencontres de cultures (Madame Grès en Afrique chez Nora Berger et Kathrin Lugbauer ou encore l’Europe Centrale qui rencontre l’Espagne chez Isabel Mastache Martinez), l’utilisation du Tylvek (le « tissu papier ») chez deux créateurs.

Tout cela donne l’impression que ces créations prônent un retour à un certain essentiel (« basic » comme le dit la lauréate), voire roots (ce qui n’exclu en rien des rendus sophistiqués). En accord avec l’installation très nature de Jean-Paul Lespagnard.

« Dig on for victory », installation de Jean-Paul Lespagnard et Ethan Hayes-Chute Le plus important et la leçon que l’on peut tirer des propos de Dries Van Noten.

Il explique que le choix du jury se porte avant tout sur le potentiel d’un créateur, sa capacité (supposée) à concevoir plus tard des collections originales et non sur l’effet immédiat  et éphémère que celui-ci pourrait provoquer lors d’une manifestation comme celle-ci. De la projection, de l’anticipation, le recherche d’une vision, une attitude raisonnée, bref beaucoup de sagesse. On en attendait pas moins du président de ce jury.