Panic at la Cité (Haï dikke haï !)

From left to right: Christophe Bourseiller, Kiki Picasso, David Sanson, Eric de Chassey –

Last week during a conference at Europunk exhibition at Cité de la Musique an unpublished video was shown. It represent the performance in 1978, of Panic a netherland punk band lead by Peter Ten Seldam. The purpose was an introduction to the debate on what punk was politically, musically and aesthetically, far from Beyoncé outfit at the opening of this spring’s MET exhibition « Punk: Chaos to Couture ». So far from what punk was really.

The last song on my shitty-video « Requiem for Martin Heidegger » (sic) is a must !

The documentary was assembled by Duco Donk

Goldfrapp

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Last week was the live show of Goldfrapp in Paris. I’m not a big fan of the last album (i’m still stick on Black Cherry…), but thanks to my dear friend Cécile who bring me with her to the show.

A great performance indeed, everything seems perfectly tuned and Alisson Goldfrapp has a really great voice. She has also all the drama, in the gestures, of an expressionist diva (see « Lovely Head » in the video), somewhere between Marlene Dietrich and Elsa Lanchester (the monster’s bride in « The bride of Frankenstein).

The final of the show was special. Alisson Goldfrapp has performed three songs from her debut « Lovely head », « Train » and « Strict machine ». Last friday the last two songs seems so similar to some compositions of an electro-punk-low-fi band, that i love, called Add n to (x).

Add n to (x) in which Alisson Goldfrapp use to lend his voice performed from 1996 to 2002. « Train » and « Strict machine » from « Black Cherry » (2003) are definitively under the influence of this band. The talent of Alisson lies in the fact that she was able to add glamor to the radical electroclash composition of Add n to (x) and she succeed very well.

The usual shitty video of the show

Compare to « Metal finger in my body », by Add n to (x), the same electro beats and distorded sounds. Beware this video is not safe for work !

You can also appreciate the « deep voice » of Alisson Goldfrapp in the great « dark » song below.

« Anywhere, Anywhere, Out Of The World », Philippe Parreno au Palais de Tokyo

« Anywhere, Anywhere, Out Of The World » est le nom de l’installation en cours au Palais de Tokyo. Philippe Parreno, artiste aux pratiques diverses, investit les lieux à coup de LED, vidéos et montages mécaniques le tout sur fond d’Igor Stravinsky. La topographie de Palais de Tokyo se prête parfaitement à la carte blanche allouée à l’artiste. Le long d’un parcours protéiforme, on circule, hypnotisé par les flashs lumineux et les couleurs vives des diodes au sein de l’œuvre mouvante de Philippe Parreno.

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Art | Fiac, Private Choice

Dans le cadre de la sélection Fiac, découvert hier une courte exposition (jusqu’au 28 octobre) d’une collection éphémère d’œuvres d’artistes réunis au sein de la maison où vécu entre autres, Paul Valéry.

Quick review des œuvres qui m’ont particulièrement touché.

Ci-dessous une vidéo du collectif Untel réinterprétant le « Déjeuner sur l’herbe » d’Edouard Manet. Le collectif à fait parler de lui lors de l’ouverture de la FIAC en créant une œuvre à 1 euro (un sac en papier kraft imprimé) qui fait face aux 200 000 euros de la Ferrari accidentée (vendue dès l’ouverture) de Bertrand Lavier à la galerie Yvon Lambert.

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Les lampe LED de Naama Hofman

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Le fabuleux travail photographique (sans post-processing) de Geert Goiris, « Subterrain », 2011. Un rendu couleur saisissant obtenu après de longues heures d’attente afin que la lumière pénétrant dans la grotte crée ce rendu chromatique et cette matérialité.

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Geert Goiris, « Whiteout 5 « , 2008

Photo prise dans les régions polaires, où l’artiste attend l’instant où ciel et sol ne font plus qu’un.

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Les terres crues dorées à la feuille d’or de Noémie Cornier de Vulpan, « Beware of artists with a golden tongue », 2011

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Lampe « Mante Religieuse », édition Rispal des années 50 modifiée par César Chevalier

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Sublime ensemble mobilier, table, tabouret et bancs, qui donne envie de grandes tablées en famille ou entre amis, par Valentin Loellmann, « Fall-Winter », 2013.

Sur le mur collection de livres rares que l’on peut retrouver à la galerie Michèle Didier (66, rue Notre-Dame-75003 Paris).

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Parmi ces livres, on trouve « RF » de Richard Fauguet, riche en détournements et « Une collection d’art contemporain en Guadeloupe »(Skira), préfacé par Victorin Lurel.

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Au mur une photographie de Geert Goiris, « Fragment 11 « , 2012 (270 x 215 mm), au sol un tapis de Daniel Buren, « Sipat » et un fauteuil « Spirale » de David Pergier

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Dans l’entrée un totem lumineux, « L’arbre » de Matali Crasset

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Après Geert Goiris, coup de cœur pour les photos de l’artiste brésilien Vik Muniz, «  »Viewing from Berlin »

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« Le trône féminin », 2011, inquiétante et dérangeante sculpture, véritable trône de pouvoir de l’artiste mozambicain Gonçalo Mabunda, constitué d’armes récupérées à la fin de la guerre civile qui à ravagé son pays. private-choice-14

Toutes les œuvres exposées sous la direction de Nadia Candet sont à vendre.

 

GRAFFITI ART AT TRANOÏ

AN INSTALLATION OF VARIOUS GRAFFITI ARTISTS DURING TRANOÏ TRENDS 2014/2015 PREVIEW.

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ALEXANDRE MONTEIRO AKA HOPARE

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ALEXANDRE MONTEIRO AKA HOPARE

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HENRY HANG

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Valota

Valota est un personnage auquel il est difficile de rester insensible. Charmeur, attentionné, cet ancien acteur devenu peintre à l’âge de 38 ans, fait preuve d’un charisme presque magnétique.
Depuis plus de vingt ans, Valota « travaille » avec son chalumeau, la cire, matériau inhabituel. Alors sans références, l’emploi de ce medium lui a permis d’expérimenter maintes voies, réaliser de multiples expériences. Il empruntait, alors, un chemin artistique où il était pratiquement seul, défricheur. Autodidacte, il a dû tout apprendre par lui-même, le dessin, la couleur, se créer son propre langage…

Lui qui dit rechercher le geste le plus imparfait et le plus pur, des « impulsions », qui peint ce que l’on « ne voit pas et qui nous échappe », fait constamment référence à la nature, aux personnes rencontrées, aux lieux où il a vécu, à son enfance et aux sombres carrières où il accompagnait son père, champignonniste.

Les œuvres qu’il présentait cet été à la galerie Lavignes Bastille témoignent dans leur ensemble, de la nouvelle direction prise par son travail ces dernières années, où l’artiste délaisse le noir caverneux pour la couleur.

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Valota et son amie la photographe Jennifer Lund

Ci-dessous, images tirées de Valota « Wax », par Henri-François Debailleux (éditions du Regard)valota-7 valota-8

Esthétisation du monde

« Tous les produits, jusqu’aux emballages, doivent maintenant être chargés d’une force de séduction, avoir du style, un look, une esthétique. Un nouveau « capitalisme artiste » l’a remporté, aucun corps de métier ne fonctionne plus sans designer, sans styliste, sans coloriste. Le consommateur, lui, bien plus qu’un fanatique des marques, devient un « Homo Æsteticus », un individu qui crée sa propre allure, son cadre de vie, qui « remixe », qui « matche », invente sa personnalité… »

(Gilles Lipovetsky)

Style | Walter Van Beirendonck

L’éclatant designer du groupe des « six d’Anvers », présentait sa nouvelle collection masculine le 26 juin dernier au sein de la Rotonde du glacier de l’Opéra Garnier. Un défilé très créatif, comme toujours.

La galerie dédiée au défilé est baignée par une lumière de fin d’après-midi. Une musique envoûtante envahi l’espace alors que le premier modèle entre en scène et nous voici plongés dans l’univers décalé du créateur belge.

Des silhouettes aux cheveux d’or (qui font écho au lieu), arpentent les allées. Elles apparaissent comme des personnages surréalistes vêtus de costumes aux épaules très marquées. Un double jeu entre élégance, sobriété et décalage excentrique façon Bowie.

Des imprimés quasiment omniprésents dans les tons pastels et des jeux de volumes très graphiques rythment les silhouettes imaginées par le créateur flamand, perturbent les lignes, laissant croire que veste et pantalon ne forment plus qu’un.

Le créateur flamand n’en n’oublie pas moins la fluidité et la légèreté propres à la période estivale. Il propose de larges tuniques, des tee-shirts et des pantalons en soie dans des tonalités colorées.

Un défilé tout en délicatesse, rêverie et poésie.

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Un an après avoir fermé son magasin d’Anvers, Walter Van Bereindonck revient au sein d’une boutique située en plein cœur du quartier de la mode. DVS, mêlant haute couture au design, créée par le créateur avant-gardiste Dirk Van Saene est un concept store de luxe dédié aux collections de talentueux créateurs belges.

DVS, Schuttershofstraat 9, premier étage, 2000 Antwerpen.

Photos Juliette Druelle

Style | Dior Homme

A quel jeu joue Kris Van Assche chez Christian Dior?

Une invitation se présentant sous la forme d’une affichette où l’on peu voir un labyrinthe dont les parois sont faites de dominos. Les mannequins défileront autour et dans un labyrinthe dont les parois sont elles constituées de miroirs, reflétant l’assistance, découpant les points de vues et les structures du lieu dans toutes les directions, comme autant de « morceaux » de puzzle que l’on pourrait ré-agencer à sa guise. C’est peut-être cela le message de cette collection.

Ré-agencer, porter la veste de costume avec un short, une veste sans manches avec un pantalon, mixer les longueurs short/veste et imperméable et ainsi de suite. Nul besoin de beaucoup de formes pour réaliser ces multiples « montages », Kris Van Assche le prouve saison après saison il sait aller à l’essentiel.

A cette « économie » de formes quasi rigoriste, qu’affectionne le créateur belge-flamand s’ajoutent des silhouettes aux allures presque raides. Les chemises, les vestes, les manteaux et imperméables d’été sont « taillés » à angles droits comme le tracé du labyrinthe, mais ne négligent pas une certaine fluidité. Les rares motifs (peut-être doit-on dire composition) quasiment ton sur ton le sont également rappelant la structure des tableaux de Pietr Mondrian aux couleurs descendues.

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Tout comme Mondrian, Kris Van Assche utilise des moyens réduits et use de sa subtilité créatrice pour multiplier les propositions. « The sun must have his shade », ce vers issu de Follow thy fair sun, poème de Thomas Campion (1567-1620) qui orne le carton d’invitation illustre parfaitement cette idée.

Il ne s’agit point ici d’une rigueur conservatrice aux accents de frilosité, mais plutôt un désir d’universalité. Comme si à travers cette collection le créateur de la maison Dior recherchait l’abstraction des formes. L’ensemble se trouve empreint d’une certaine modernité que l’on ne peut qu’apprécier.

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dior-men-ss2014-14dior-men-ss2014-15dior-men-ss2014-16dior-men-ss2014-17dior-men-ss2014-18dior-men-ss2014-19A la fin du défilé, les mannequins doivent retrouver leur chemin au sein de ce dédale créatif…

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Le Modalogue – Epoque III – Manifesto

Back to school

Chers lectrices, chers lecteurs,

Le Modalogue is back to school, dans ses terres d’origine. Né en 2005 pour alimenter mes étudiants d’alors, il a connu et parcouru ces 8 dernières années maintes voies exaltantes.

Après une période de rodage, un nouveau rythme et de nouvelles rubriques se mettent progressivement en place. Le Modalogue, alors organisme unicellulaire est en pleine hybridation

Des contributeurs passionnés par-delà leur discipline, vont régulièrement intervenir dans ces colonnes. Ils élargiront le spectre de vision du Modalogue et y insuffleront une nouvelle dynamique. Ces contributeurs sont actuellement mes étudiants (ou ex-étudiants) en stylisme de mode.

La ligne éditoriale transversale évoluera alors vers plus de rencontres. Une hybridation vécue non comme un copié-collé mais comme une fusion, un délicat mélange des genres. La mode et le luxe ne tolèrent pas les étroitesses d’esprit et les frilosités.

Le Modalogue utilisera toujours la mode comme un objectif photographique permettant de se pencher sur des thèmes culturels plus larges. Ce retour aux sources symbolique est prétexte à retrouver un ton singulier et libre.

La bio des membres ici

Affectueusement,

Christian Poulot