HOMELESS-LUXE

En 1982, Rei Kawakubo a provoqué nos intelligences avec la collection « holes« . Ses mailles déchirées, aux volumes non-conventionnels questionnaient l’interculturalité, la notion de beauté. La collection fut vouée au mépris par la critique.

La Couture de l’été 2000 de la maison Christian Dior imaginée par John Galliano était une collection homeless-chic inspirée par les sans-abris des rues de Paris. Doublures débordantes, coutures non-finies, imprimés papier journal, assemblage contrarié de matières, déchirures, trous… le tout stylisé et accessoirisé pour le podium… Là encore cette démonstration provoqua un petit scandale.

DIOR HAUTE-COUTURE SS 2000

Ci-dessous une photo capturée à Paris, place de la République où la réalité rattrape la fiction des podiums, comme une mise en abyme, illustrant le style homeless-chic-hippie.

SANS-ABRI, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, PARIS 2017 © PHOTO CHRISTIAN POULOT

The craftsmen | Manufacture de souliers, Louis Vuitton, Venice

I start using Vine in Venice a few days ago at la Manufacture de souliers of Louis Vuitton. I capture this precious moments when the craftsmen are working.

Each craftsmen control the previous operation and make theirs meticulously, no default is tolerated, and if one is discovered the production line is immediately stop and checked. Some defects are invisible by common people.

The video below is a compilation of my first Vine, a quick view of what we saw and learn this day.

Ateliers de Jean Marc Wiederrecht, Maître horloger

Un voyage organisé par la maison Van Cleef & Arpels, proposant d’assister à trois événements majeurs dans la ville de Genève, chef-lieu du canton éponyme. Dans l’ordre, une visite de l’atelier Agenhor du Maître horloger Jean Marc Wiederrecht, une visite du SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie) et une dégustation de fondue…

Il est nécessaire de porter son regard sur les autres domaines du luxe. Les hommes et les femmes qui s’habillent chez les couturiers sont aussi les clients des enseignes de la place Vendôme. Poésie, histoire, technologie et savoir-faire sont des termes communs à la Haute Horlogerie et… à la Haute Couture.

Nous avions rendez-vous à 6:30 du matin place Vendôme… S’en fût un solide petit-déjeuner à l’aéroport, accompagné de la régulière discussion sur la meilleure série US du moment avec Livia et Thomas. Un Airbus A321 plus tard et un petit trajet en autobus et nous voilà sur le seuil d’un des plus importants ateliers de construction horlogère.

D’emblée la rencontre avec le maître s’établit sur de bonnes bases. L’homme est affable. En quelques mots il nous présente son atelier, son entreprise familiale à taille humaine (une vingtaine de personnes travaillent pour Agenhor dont sa femme et son fils). Atelier-Laboratoire car c’est l’impression que donne l’endroit, grand bâtiment dans la nature, respectueux de l’environnement, murs blancs, grandes baies vitrées, on est loin de l’artisan arc-bouté sur son établi patiné par les ans, éclairé uniquement par la maigre lueur d’une lampe de chevet…

Montres et des merveilles

Dans ces salles c’est parfois plus d’1,5 millions de fournitures qui sont stockées, « l’avantage en horlogerie c’est que les pièces sont petites ! » nous confiera-t-il dans un éclat de rire.

Jean Marc Wiederrecht aime les contes, il aime apporter de la poésie à ces pièces mécaniques. Une montre Van Cleef issue des ateliers Agenhor est aussi belle sur le cadran qu’à l’intérieur de celui-ci.

Tel un couturier qui apporte autant de soin a l’envers du vêtement qu’à l’endroit, notre hôte aime à sculpter sur ces pièces mécaniques des féeries, dépasser la simple fonction pratique. Dès lors les rouages prennent des formes poétiques (voir dans la vidéo ci-dessous)!


D’ailleurs l’intérieur d’une montre ne ressemble-t-il pas un peu à de la dentelle?

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Avec ces outils, de ces ateliers sortiront des produits mécaniques nés d’une envie, d’une histoire…

L’expansion ?

Jean Marc Wiederrecht y a pensé, il pourrait répondre ainsi à une demande croissante, mais se serait alors sacrifier à ses critères d’excellence, ceux qui ont fait la réputation de son entreprise et assuré une collaboration de 20 ans avec Van Cleef & Arpels.

Ci-dessous une longue vidéo, où vous verrez les explications passionnantes concernant le fonctionnement compliqué de la montre le Pont des amoureux de Van Cleef & Arpels. Deux « amoureux » symbolisant les aiguilles (heures/minutes) se rapprochent le long d’un pont tout au long de la journée. À minuit enfin, ils se retrouvent face à face pour un baiser fou d’une minute avant de repartir chacun de leur côté. Vous y croiserez aussi de jeunes artisans, ceux qui assemblent et élaborent ces magnifiques garde-temps.

A voir également Stanislas de Quercize, Van Cleef & Arpels CEO recevoir un prix, le quatrième, pour Le pont des amoureux.

Le Modalogue | Weekly #12

Fast forward: The Chinese quest for luxury brands

Sur le marché du luxe, en quelques années et sur tous les plans, la Chine, va rattraper son retard et se mettre au niveau des standards occidentaux…

The study found that families here making over $180,000 annually spent an average of $28,000 on luxury goods for the year-more than residents in the same income bracket in Shanghai, Beijing and Shenzhen.

But with greater expansion comes the risk of brand dilution outside the main cities, as well. Some companies are trying to prevent this by creating special lines in conjunction with famous Chinese artists to generate buzz and maintain their edge in exclusivity.

Also, these consumers are developing more sophisticated tastes, increasingly preferring the harder-to-get Diane von Furstenberg to Louis Vuitton.

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Alors que Google ouvre boutique.com… Facebook comme canal de vente pour les marques de luxe?

Should luxury brands explore Facebook as a retail channel?

Developing HauteLook events for Facebook allows us to go where our members are spending their time, rather than making them come to us

Hautelook offers discounts at up to 75 percent off on products by luxury brands such as Chanel, Diane von Furstenberg and Swarovski. It claims more than 3.5 million members.

(…) the fastest growing user demographic is women ages 35-50, much more consistent with the luxury consumer profile.

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Et pendant ce temps sur Twitter…

How Twitter Analytics can benefit the luxury market

This is a fantastic opportunity for luxury brands to benefit from ethnographic research and pick up on new trends.

Luxury brands can use the analytics to tap into consumers’ other interests.

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Luxe et luxure (licence de luxe)

 

Les jeunes gens des toiles de Terry Rodgers mis en scène de façon quasi-photo (et porno)graphique appartiennent à n’en pas douter à l’upper class, ils sont beaux, jeunes, multi-ethniques, riches et surtout blasés, des personnages de cire dont le regard ne se croise jamais…

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Screening room, 2006

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Artificial boundaries

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Love big

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Resting on her laurels, 2006

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This is our youth

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Terry Rodgers leaving his studio

Outre le style figuratif du peintre arrêtons-nous sur le côté fashion decadent de ces parties fines. Elles se déroulent dans des intérieurs feutrés, oscillants entre un style « à la palais de Venise » et une Nouvelle-Angleterre en plein relâchement.

A n’en pas douter ces « happy fews » ne laissent choir que des vêtements et des parures de créateurs.

Au petit matin on trouverait éparpillés deci delà, des déshabillés La Perla, des culottes Agent Provocateur, des petites choses Prada, des colliers d’Erickson Beamon, des caleçons Emporio Armani, des bijoux Heart de Swarovski ou Chanel, des chemises Dolce, des trucs en plumes, des tulles fins et précieux, des soieries, etc… Le tout porté par des jeunes gens alanguis tout droit sortis d’une pub Calvin Klein.

Tout çà est gentiment porno et surtout très chic.

Un tohu-bohu sexuel et sensuel qui rappelle la dernière campagne Pirates et Season of the witch d’Agent Provocateur, à la différence près que la luxure pour la maison créée par Joe Corre est festive et parodique, il y a là une dimension théâtrale.


Pirates


« Season of the witch » ou l’excentricité britannique au service de l’orgie.

Dans la campagne de communication de la marque du fils de Vivienne Westwood, ci-dessus, on entendrait presque les rires, les cris et les hourras, nous sommes au spectacle.

Dans la peinture de l’américain Terry Rodgers, on entendrait presque les râles et les soupirs, le bruissement des perles et des étoffes, on ressent l’atmosphère torride, la moiteur des corps, on respire le parfum de la luxure, il fait chaud on y est.

Sur le thème de la luxure et du luxe je vous invite à visiter le très beau site de Coco de Mer, autre enseigne britannique néo-baroque de lingerie érotique de luxe.

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