Le Modalogue, weekly #11

Après les moments forts de l’an dernier (Tavi Gevinson, les fronts-row, les 700 000 fans de Louis Vuitton et j’en passe), sur quel terrain aura lieu la rencontre entre les tenants de l’ancien monde et les aspirants venu du nouveau monde? Qui sera la nouvelle e-Carine Roitfeld, la nouvelle e-Annie Leibovitz ou le nouveau e-André Leon Talley. Les centaines de blogs de mode drainant chaque jour plusieurs centianes de commentaires, des milliers de visiteurs vont-ils mettre le catalogue de la Redoute de maman au rencard ?

Y aura-t-il intégration des e-talents au système pré-existant, ou désintégration de ces talents, comment va se mettre en place la cohabitation? Allons-nous assister à l’émergence de nouveaux modèles?

Des liens pour illustrer et débuter ce passionnant débat:

Fashion 2.0: Print média vs bloggers
Fashion 2.0 sur Business of fashion
On fashion blog (Suzy Menkes inside)
Venetia Scott: « I found magazine less and less interesting »

En septembre: Britta Uschkamp

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Début septembre, j’ai assisté, avec la complicité d’Harvey, à la présentation de « Dramatic Kisses », la nouvelle collection de la styliste allemande Britta Uschkamp.

Ambiance boudoir, baroque et bondé chez Pring ce soir-là. Toute en voiles et volants avec quelques incrustations de dentelles, couleurs sucrées et poudrées, cette lingerie emprunte le sentier de la fantaisie et de la coquinerie. Soutiens-gorge ouverts, liquettes et tank top en voile, le tout souvent agrémenté de légers liens, nœuds et rubans. Une lingerie à dé-couvrir donc, un léger rien, propice au jeu et à la mise en scène, un léger rien suffisant pour parer nos innocentes cocottes.

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Britta Uschkamp au centre et par ici

Artisans du luxe

François Lesage est sans nul doute le plus connu des artisans du luxe. Petites maisons sans qui nombre de modèles de Haute Couture ne sauraient exister.

Parfois tenues à bout de bras, parfois dans l’angoisse de la succession, toutes fournissent saison après saison, broderies somptueuses, plumes merveilleuses et plissés incroyables.

Dans les rues de Paris, on croise au détour d’un porche, des plaques gravées du nom de métiers fleurant bon une autre époque, celles des Falbalas ou du Couturier de ces dames.
Discrets ateliers, situés au fond d’une cour, tel un bijou dans un écrin, comme pour mieux renforcer le caractère précieux et fragile de ces professions, on a l’impression au regard de ces enseignes, de vivre un temps suspendu.

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Sellier de luxe, Heller – 257, rue Saint-Honoré – 75001 Paris

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Corsets et lingerie de luxe, Cadolle – 255, rue Saint-Honoré – 75001 Paris

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Plisseur, Gérard Lognon – 9, rue Danielle-Casanova – 75001 Paris

Le Modalogue Weekly #5

Des blogs, du streetstyle, de la photo, de la lingerie, Google, etc.

Kingdom of Style : un blog de mode, style, etc.
Nast : un blog de streetstyle où vous y trouverez des portraits, pour le style ou pour celui ou celle qui l’incarne, des textes, des histoires, de l’art, de la mode, un air de Paris…
Purple : quand Oliver Zahm se décide à passer son magazine online…
Karen Kooper : la vidéo envahi le web, le site de cette journaliste contient des vidéos et photos de défilés. À suivre également son Twitter et son Flickr.
We heart it : à la manière de ffffound, un site où l’on peut bookmarker des images (social images bookmarking), une bonne dose d’inspiration quotidienne
La série « Mature » d’Erwin Olaf, à travers les poses de mamie Helena C., mamie Christy T., … le photographe nous interroge avec un poil de provocation sur le corps exposé et la relation que l’on entretien avec celui-ci.
Cerruti ou le retour d’une belle endormie, à lancé son nouveau site web, il y a quelques semaines

Cette semaine grâce à Harvey j’ai découvert le site de Britta, ses modèles fantaisistes, coquins et créatifs:

Britta Uschkamp lingerie :

Best of links
Le Best of link de la quinzaine revient sans conteste à Google source:life. Ce lien que j’ai redécouvert enfoui dans mes bookmarks, dévoile une partie de la riche photothèque du défunt magazine Life, le tout hébergé par Google.

Google source:life : Saisissez, par exemple, « Hermès » et admirez les superbes réalisations des années 50 du sellier le plus chic de la planète.

Robe Hermès « trompe l’œil, (c) Gordon Parks (1952)

(c) Gordon Parks (1952)

Luxe et luxure (licence de luxe)

 

Les jeunes gens des toiles de Terry Rodgers mis en scène de façon quasi-photo (et porno)graphique appartiennent à n’en pas douter à l’upper class, ils sont beaux, jeunes, multi-ethniques, riches et surtout blasés, des personnages de cire dont le regard ne se croise jamais…

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Screening room, 2006

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Artificial boundaries

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Love big

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Resting on her laurels, 2006

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This is our youth

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Terry Rodgers leaving his studio

Outre le style figuratif du peintre arrêtons-nous sur le côté fashion decadent de ces parties fines. Elles se déroulent dans des intérieurs feutrés, oscillants entre un style « à la palais de Venise » et une Nouvelle-Angleterre en plein relâchement.

A n’en pas douter ces « happy fews » ne laissent choir que des vêtements et des parures de créateurs.

Au petit matin on trouverait éparpillés deci delà, des déshabillés La Perla, des culottes Agent Provocateur, des petites choses Prada, des colliers d’Erickson Beamon, des caleçons Emporio Armani, des bijoux Heart de Swarovski ou Chanel, des chemises Dolce, des trucs en plumes, des tulles fins et précieux, des soieries, etc… Le tout porté par des jeunes gens alanguis tout droit sortis d’une pub Calvin Klein.

Tout çà est gentiment porno et surtout très chic.

Un tohu-bohu sexuel et sensuel qui rappelle la dernière campagne Pirates et Season of the witch d’Agent Provocateur, à la différence près que la luxure pour la maison créée par Joe Corre est festive et parodique, il y a là une dimension théâtrale.


Pirates


« Season of the witch » ou l’excentricité britannique au service de l’orgie.

Dans la campagne de communication de la marque du fils de Vivienne Westwood, ci-dessus, on entendrait presque les rires, les cris et les hourras, nous sommes au spectacle.

Dans la peinture de l’américain Terry Rodgers, on entendrait presque les râles et les soupirs, le bruissement des perles et des étoffes, on ressent l’atmosphère torride, la moiteur des corps, on respire le parfum de la luxure, il fait chaud on y est.

Sur le thème de la luxure et du luxe je vous invite à visiter le très beau site de Coco de Mer, autre enseigne britannique néo-baroque de lingerie érotique de luxe.

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Annick Goutal x Vannina Vesperini x Virginie Monroe

Annick Goutal se diversifie.

Annick Goutal, perfume brand, is exploring new fields.

A la maison Baccarat la collaboration Annick Goutal x Virginie Monroe pour une nouvelle ligne de bijoux et Annick Goutal x Vannina Vesperini pour une ligne de lingerie.

At Maison Baccarat, i was invited to discover the collaboration between Annick Goutal and Virginie Monroe (she used to works for Maje) for a new collection of jewels and the collaboration between Annick Goutal and Vannina Vesperini for a new lingerie collection.


Vannina Vesperini, lingerie designer