PFW | Issey Miyake

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The smile was « on » this afternoon at Paris Fashion Week…

This season Yoshiyuki Miyamae was inspired by nature, a reccuring theme for the house, as the huge prints that we began to see last season and even during summer 2002 (see here).

With big smiling faces and a hairdressing that make them look little sparrows, the models bring us a breeze of natural fresh air and seems ready to take off. The pleats outfits are light, the fabrics are fluid and the suppleness is visually enhanced by the large collars on the jackets and coats. The volumes of the jackets, pants, skirts seems confortable and « easy-and-happy to wear ».

The colors pops. Some gigantic prints looks like a super zoom on deconstructed tartans or hound’s tooth, giving a very graphic and modern (unfortunately these designs didn’t exist for men) look to the collection.

It was a very pleasant show.

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PFW | Tsolo Munkh, Venus in leather

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Tsolo Munkh creation for fall 2013, beads, leather and snakeskin

Tsolmandakh Munkhuu, her full name, embroider, pinch and cut the leather with an obsessive way.

Back after two tough years, she was supported by Cyrille Chardon (RIP) from the begining, Tsolo Munkh don’t forget where she comes from and work upon her Mongolian influence and nomadism.


Smocked tank, every smocks is made one by one by hand, then maintain with a string of leather knotted at the ends.

The chest concentrates the handcrafting as if it was an armour and the double belt work, highlighting the waist, add feminity to the shape.

The outfits may seems heavy, but i can assure you that they are not. The fluidity of the leather is the first thing you notice.

This collection was quickly made, it’s a spontaneous collection and this is its strength. Prize winner of Festival de la Mode d’Hyères in 2010, the silhouettes earned lightness, showing that Tsolo is evolving, slowly, towards a more urban and accessible silhouette.

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Necklaces, plastron, using beads, leather and snakeskin, accessories are always important for Tsolo Munkh

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Tsolo Munkh is here

PFW | in bed with Louis Vuitton

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Louis Vuitton nous invitait à l’hôtel pour conclure le marathon de la fashion week parisienne… Hot !

Marc Jacobs à renoué cette saison avec cette lovely lady dont lui seul à le secret, les filles sont belles. Pulpeuses sous leur déshabillés en mousseline, leur robes en satin ou en dentelle. Elles ouvrent, ferment les portes de leur boudoir et filent le long du corridor, Speedy à bout de bras ou sac à main portés façon clutch bag, charmant le public qui assiste à ce ravissant ballet. Car c’est de cela qu’il s’agit, une voluptueuse déca-danse.

Les mannequins aux jambes nues mises en valeur par les jeux des longueurs (longs manteaux bordés de fourrure sur courte robe en soie, body…) ou les transparences des dentelles, exécutent une chorégraphie et m’évoquent, un peu, la mythique Cyd Charisse.

Les dégradés de broderies en bas de manteaux sont superbes. Les vestes en tweed ou crocodile ont des proportions qui semblent fort confortables et viennent structurer ce défilé d’intimités. Il s’agit aussi d’une voyage dans la sphère privée.

Ne sommes nous pas un peu « voyeurs » de ces gracieuses somnambules quittant leur chambre à demie-vêtues, font un petit tour et puis s’en reviennent se coucher?

Après avoir visité plusieurs showrooms de jeunes créateurs pendant la fashion week, un défilé comme celui-ci se situe aux antipodes. Point de radicalité, le propos est ailleurs. Louis Vuitton écrit son histoire de mode débutée il y a quinze ans avec Marc Jacobs et ce matin-là, à en croire les avis à la fin du show, la femme y était à la fois chic et sexy, classique et contemporaine. Apparaissant en pyjama, Marc Jacobs, s’est octroyé le rôle du trublion, nous rappelant ainsi qu’il est toujours décidé à nous surprendre de shows en shows.

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Ci-dessus Lily McMenamy

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Kate Moss incognito…

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No comment | Masha Ma

Revue en image de sujets, moments et rencontres non chroniqués mais qui ont aussi fait 2012
Non-reviewed images of topics, moments and encounters that also made 2012

Masha Ma, Paris Fashion Week, Summer Spring 2013

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PFW | Christine Phung, diffraction & variations

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One main idea: light diffraction, inspiration coming from fractals, triangles, minerals and broken glass…

When i met Christine two years ago, i discover a very talented designer, a young women devoted to her work with passion and discipline. Her last collection showed during PFW at Designers Apartment is the perfect illustration of that.

As Christine says, she follows a red line and then dig it until she use up the topic. A methodology she learned at Duperré, school of design and fashion in Paris and she applied to her work from Mandarin Oriental

Christine Phung’s collection for the next season show us how a concept spreads on fabrics, bags and shoes, but also on the colors, the shape (see the pleats treated as a ray of light with a bright color) and the digital patterns manipulated « pixels by pixels ».

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The shoes made with a collaboration of Marion Hanania

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Christine Phung (right) with Aurélie Filippetti (french Minister of Culture and Communication)

PFW | Pierre Antoine Vettorello

At Ra Corderie, Paris, you really feel connected to an other kind of fashion. People here are always standing, the place is crowded.

This day it was for the collection of Pierre Antoine Vettorello a french-ivoirian designer graduated from Antwerp Academy in 2010.

Not « ethnic » but rather a mixed and refreshing collection with celt and african influences combining embroideries, hand-knitting and hand painting.

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Romain Brau, designer and RA co-founder

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The powerful woman of Pierre Antoine Vettorello

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At the end of the show a live performance of a dancer

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PFW | Fatima Lopes, Luis Buchinho, extrêmes portugais

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Luis Buchinho printemps-été 2013

Fatima Lopes et Luis Buchinho deux créateurs portugais, défilent à Paris depuis plusieurs saisons et se situent aux antipodes du style l’un de l’autre.

Luis Buchinho il y a peu de choses qui sont écrites à son sujet, son style géométrique et graphique restant très downtempo à mon sens.

La première fois que j’ai vu un des ses défilés j’ai pensé à Felipe Oliveira Baptista comme s’il avait manqué peu de choses pour qu’il connaisse lui aussi plus de succès. Plus d’opposition de matières, d’intégration du sportswear sans renier pour autant son envie d’une dame chic. Au final l’ensemble reste un peu figé.

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Luis Buchinho printemps-été 2013

A l’opposé, chaque saison, je lis que le style de Fatima Lopes est « too much ».

Ouvrir la fashion week comme elle le fait depuis plusieurs saisons et au vu du nombre timides de journalistes internationaux présents ce jour-là me fais penser que Fatima Lopes est plus considérée par la profession comme une « chauffeuse de salle » (j’exagère à peine) qu’autre chose.

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Fatima Lopes doit-elle freiner ses envies et ne plus fendre ses jupes jusqu’à  la taille? Doit-elle mettre fin au décolleté plongeant jusqu’au nombril? Verser un peu d’eau dans son Vinho Verde? Un designer défilant hors de ses terres doit-il adapter son style à celui de la fashion week choisie?

Son style, exubérant, à l’image du décor de son dernier show, est comme la forêt amazonienne où les plantes ont des dimensions inhabituelles, obscènes parfois. Chez la créatrice portugaise il y a trop d’échancrures, les volumes semblent exagérés, les couleurs criardes, les découpes donnent le tournis. Comme la nature tout semble aller de manière chaotique sans règle apparente.

Cependant Fatima Lopes n’est pas à ranger au rang des trublions, mais plutôt dans la catégorie des créateurs « exotiques » (j’exècre cette idée). Manish Aroroa, fait aussi partie de cette catégorie, avec pour lui, une dimension spectaculaire qui déplace son spectre dans une dimension artistique et donc « salvatrice », « excusable ». Elle est à fortiori non consensuelle.

Dépourvue de cette image d’artiste, ne faisant pas de tailleurs, ni de blouses transparentes, ni de beige, habillant stars et starlettes, la créatrice avec ses 20 ans d’expérience (!) est à prendre telle qu’elle est sans chercher à la positionner, comme on le fait trop souvent, sur l’échelle du soi-disant « bon goût » ou du snobisme.

Le plus important pour un créateur restant d’adapter et de faire évoluer son univers à l’époque, mais ceci est un autre sujet.

Fashion | Niels Peeraer

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Niels Peeraer, got his Master degree of Royal Academy of Fine Arts Antwerp in june 2011 he talks about his latest creations showed at Zip Zone.

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« I am focus on unisex leather accessories, i think it’s my strong aspect of my work since we met for my graduation (1 year ago). My clothes are to extreme and i got many responses with my accessories. »

About your style

« I keep my own aesthetic, i try to balance the very tough leather, the metal pieces, the straight corners with the colour and the cutouts to create a cute design.

I try to create very useful and creative bags. Creativity don’t have to impact functionality. »

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About the material and fabrication

« The material is vegetable-tanned leather so it darkens a lot in time. All those bags are hand made and the production will start in Spain. I created my own technique as i never learn the art of making leather bags before. There is no sewings involved, everything is maintain with studs and screws, that give a much stronger and cleaner line. »

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You can find Niels Peeraer bags in Ra Paris, Ra antwerp, Joyce in Hong-Kong and Nicolas Formichetti’s pop-up store in Beijing in august

PFW | Wooyoungmi, joyful elegance

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Wooyoungmi, summer spring 2013, Paris

Prints are back on the runways for several seasons now in women collection. It’s the same, more quietly, with men. More than just the plaid shirt, this summer we can already find beautiful printed pants in almost every collections (from fast-fashion retailer to high-fashion houses).

The two korean sisters Woo Youngmi and Woo Janghee, designers of Wooyoungmi love prints and put them everywhere for next summer.

The result is a very arty-60 collection. Peacefulness, intellectual, jazzy, sophisticated… are words which come to your mind. But there is no nostalgia, these are clothes for today, well thought and well balanced. Fitted pants, short jackets and geometric pattern flirting sometimes with an ethnic style.

The masculine silhouette designed by two women is mostly design for a sensitive urban boy seeking for a joyful elegance.

It is not surprising to learn that Wooyoungmi is working with and support various artists as they strongly believe in the link between art and fashion. Each season an artist is invited to interpret the collection. His work will be used for the advertising campain and be exhibited.

Korean designers demonstrate once again (think of Juun J) that menswear need to rely on them for the future.

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This coat is a must have. The pants seems to be zipped at the bottom.

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Wooyoungmi blog lists all the projects and universe of the label