PFW | in bed with Louis Vuitton

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Louis Vuitton nous invitait à l’hôtel pour conclure le marathon de la fashion week parisienne… Hot !

Marc Jacobs à renoué cette saison avec cette lovely lady dont lui seul à le secret, les filles sont belles. Pulpeuses sous leur déshabillés en mousseline, leur robes en satin ou en dentelle. Elles ouvrent, ferment les portes de leur boudoir et filent le long du corridor, Speedy à bout de bras ou sac à main portés façon clutch bag, charmant le public qui assiste à ce ravissant ballet. Car c’est de cela qu’il s’agit, une voluptueuse déca-danse.

Les mannequins aux jambes nues mises en valeur par les jeux des longueurs (longs manteaux bordés de fourrure sur courte robe en soie, body…) ou les transparences des dentelles, exécutent une chorégraphie et m’évoquent, un peu, la mythique Cyd Charisse.

Les dégradés de broderies en bas de manteaux sont superbes. Les vestes en tweed ou crocodile ont des proportions qui semblent fort confortables et viennent structurer ce défilé d’intimités. Il s’agit aussi d’une voyage dans la sphère privée.

Ne sommes nous pas un peu « voyeurs » de ces gracieuses somnambules quittant leur chambre à demie-vêtues, font un petit tour et puis s’en reviennent se coucher?

Après avoir visité plusieurs showrooms de jeunes créateurs pendant la fashion week, un défilé comme celui-ci se situe aux antipodes. Point de radicalité, le propos est ailleurs. Louis Vuitton écrit son histoire de mode débutée il y a quinze ans avec Marc Jacobs et ce matin-là, à en croire les avis à la fin du show, la femme y était à la fois chic et sexy, classique et contemporaine. Apparaissant en pyjama, Marc Jacobs, s’est octroyé le rôle du trublion, nous rappelant ainsi qu’il est toujours décidé à nous surprendre de shows en shows.

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Ci-dessus Lily McMenamy

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Kate Moss incognito…

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The Kills, kills, kills !

The other night, inhabited by the demon of rock the magnetic duo were on stage at Le Bataclan. Each one in a corner of the scene, each one in his own universe, playing their sound, raw and minimal.

No partners, alone with their drum machine. Alison Mosshart, hanging on the microphone, her hair blocking her face, is a feline without artifice. Jamie Hince, firm and determined is sometimes holding his guitar like an assault rifle.

And despite all the hype, uncompromising rock, resisting of current trends and other ephemera.

The usual shitty video below (with Kate Moss and Stefano Pilati inside !)

Serge Fruehauf, beauté glacée


Une des trois cimaises accueillant le travail de Serge Fruehauf

La série Papiers Glacés de l’artiste Serge Fruehauf, une exposition passionnante qui stimule notre regard sur le monde de la presse féminine et ses images de mode. Une découverte réalisée lors de mon passage au Centre de la Photographie à Genève.

Serge Fruehauf utilise une subtile technique d’encrage et d’effacement qui lui permet tantôt de révéler, tantôt d’effacer ou de faire virer au négatif certaines parties de ces pages de magazine. Nulle intervention numérique ici, tout est « fait main ». Les logos des marques disparaissent, les textes informatifs sont absents, les visages et les corps eux restent, parfois méconnaissables, mais toujours fascinants (entre cauchemard et séduction).

Que reste-t-il dès lors, de la beauté véhiculée par ces publications?

Ici l’artiste restitue les mannequins tels des fantômes, des êtres vidés de leur substance, sans vie, laissant la tenue « vivre la sienne ». Un vêtement à besoin d’un corps pour prendre vie, mais aussi se révéler et révéler celle ou celui qui le porte, il n’est rien au fond d’une armoire. Que serait le Calvin Klein des années 90 sans Kate Moss et… vice-versa?

Se pose donc, en substance, la question du pouvoir de l’image, de l’égérie de la saison pour « sublimer » une marque, si puissante soit-elle.

On ne peut, dès lors, pas s’empêcher de penser à Martin Margiela et ses modèles défilant masqués il y a quelques années… Ci-dessous,
Martin Margiela, printemps-été 2009, © photo Tom Wabe

… cependant là où Martin Margiela supprime tout affect en employant un voile opaque, il reste chez Serge Fruehauf les traits du visage et le regard, provoquant autant d’attirance que le vêtement lui-même. Mais la finalité est différente, Margiela s’intéresse « principalement » au vêtement, tandis que Fruehauf s’interroge sur le sens de la diffusion d’un modèle de beauté dans les magazines de mode.

Moins figurative, la série ci-dessous, peut étendre le débat vers des considérations uniquement esthétiques.

 

 

Crucify myself

La communication print du dernier rouge à lèvres de la maison Saint Laurent, Rouge Volupté, a pour égérie l’emblématique Kate Moss, nue, la bouche fardée, les yeux à peine maquillés, négligemment coiffée à la main. La photo est barrée de haut en bas et de gauche à droite de deux traces couleur lipstick.

Voilà qui rappelle « The last sitting », la célèbre séance de shooting marathon réunissant Marylin Monroe et le photographe Bert Stern en 1962. Outre les considérations purement artistiques on retrouve en effet quelques similitudes entre les deux mises en scène. L’actrice, qui disparaîtra la veille de la publication par le Vogue US de cette série de photos, a tracé sur cette photo une croix christique prémonitoire.


The last sitting, Marylin Monroe, par Bert Stern, hôtel Bel Air, Los Angeles, 1962

Faisant office de refus de publication par l’actrice, cette croix est sans complaisance : elle barre deux fois le visage et sépare le corps en deux. Cette croix dont la base est légèrement courbée est chancelante, son instabilité renforcée par l’horizontale qui penche dangereusement vers le bas est le prélude à une chute.


Campagne print, Kate Moss pour Rouge Volupté d’Yves Saint Laurent, 2008

C’est une autre croix qui orne l’affiche d’Yves Saint Laurent, une croix inversée, dite croix de Saint-Pierre. C’est la croix du martyr indigne du supplice de son Dieu. Aucune indignité cependant ici, contrairement à la photo de Marylin, ici le visage n’est pas barré par la croix bien au contraire, les infographistes ont fait en sorte de laisser le visage de Kate Moss, l’égérie, bien visible. Conquérante, cette croix à la base solide se dirige vers la droite et vers le haut, elle est plus dynamique.

Pour un mannequin au comportement sulfureux, maintes fois enterré et ressuscité par la profession, cette croix inversée, qui est aussi un symbole satanique connu, peut-elle être perçue comme une ultime provocation, volontaire ou pas, consciente ou inconsciente ?

parce qu’elle le vaut bien

Je suis sans doute la seule personne de cette planète à ne pas supporter Kate Moss. C’était jusqu’à  il y a quelques minutes…

« Comment peut-on ne pas aimer Kate Moss ? » me direz-vous. Pour plusieurs raisons…

Kate Moss tout le monde l’aime, donc je ne l’aime pas… – Kate Moss et ses frasques avec Pete… Laissez-moi rire, on a voulu nous refaire le coup de Sid et Nancy (version junkie de luxe) ! – Kate Moss bannie par le monde la mode, cela n’a duré que « quinze jours », la soi-disant éthique c’était du flan ! – Kate Moss dans Elle magazine, est toutes les semaines une icône de style, qu’elle soit habillée comme un sac ou pas… – Kate Moss n’a rien, combien de fois ai-je lu que cette fille n’avait rien de spécial et que l’on ne comprenait pas son succès… – Kate Moss, cela fait plus de quinze ans qu’elle fait la une des magazines et des dix premières pages des magazines de mode, vous n’avez personne d’autre ?

Une des premières couvertures de la Kate Moss

Certes, je ne crois que moyennement (mais un peu quand même) à ce que j’ai écrit ci-dessus ; cela me permet de ne pas tomber en pâmoison, devant cette fille, comme la moitié de l’univers.

Il y a quelques minutes je suis allé sur le site d’Hedi Slimane et j’ai découvert sa série de photos du 7 mars 2008 intitulé Kate Liberation. À cette Libération fait face ma Révélation. Sans doute l’effet Slimane agit encore une fois sur moi, mais tout à coup je vois ce top-model d’un œil radicalement différent. Les seins de Kate Moss, qui habituellement me laissent… de glace, en sont même devenus troublants. Ce visage et ce corps synthétisent toute une génération de femmes-icônes : la Marianne Faithful de Mick Jagger, la Twiggy, The Shrimp, la Bardot tragique du Mépris, la Patti Smith héroïne du rock, Nico et j’en passe.

Kate Moss est un peu toutes ces femmes.

Après avoir fait parler la poudre, en septembre 2005, on aurait pu craindre une carrière à la Edie Sedgwick, or il n’en a rien été : à la fois sulfureuse, femme-enfant, androgyne, muse, femme fatale, punk ou hitchcockiene ; de Burberry à Topshop, de Tokyo à NYC, de MTV à Fashion TV, son aura et son charisme sont tels que l’on ne peut contester alors son caractère incontournable et son omniprésence.

Certes, pour la plupart d’entre vous je ne fais que dire des choses que certains (photographes et rédactrices de mode) ont vu depuis le début, toutefois je doute que la Kate Moss découverte par la campagne de Calvin Klein possèdait tous les atours de la Kate Moss d’aujourd’hui.

Pour certains, Kate Moss n’est qu’un produit qui a eu du succès et qui a réussi un come-back fulgurant, pour ma part je pense que la mode a trouvé en Kate Moss son idole intouchable, son sweetest taboo.

God save the Moss.


1993, campagne Calvin Klein, découverte de Kate Moss et du style heroïn-chic


scary Kate Moss, je n’ai jamais pu accrocher à cette image de la femme…


Kate Moss, Liberation, par Heidi Slimane, une série qui porte bien son nom et que je vous invite à consulter d’urgence…


Kate Moss, néo-blonde hitchcockienne, très Eva Marie-Saint sur cette photo.

Y-a-t-il une vie après Kate Moss ?

 

Stylistes au bord de la crise de nerfs…

 

En lisant les news mode ce matin, j’ai listé rapidement la liste des « nouveaux stylistes » collaborant avec certaines marques de prêt-à-porter grand public. On trouve en vrac, il y en a surement d’autres :

  • Scarlett Johansson pour une collection rétro chez Reebok
  • Kate Moss styliste en chef chez Topshop
  • Lily Allen (collection Lily Loves) pour la marque Newlook
  • Mila Jovovich pour Mango
  • Madonna pour H&M

Moi qui cite souvent le crossover existant entre les métiers de la mode, du graphisme, de la photographie ou de l’art en général, je suis servi…
Je pense dire à mes étudiants, que pour être styliste il va falloir en plus, prendre des cours de chant et de comédie.

Emperor Moth, Alena Akhmadullina et les autres…

 

La mode russe se limitait pour moi jusqu’à  il y a peu, a deux créateurs : Irina Volkonski, styliste en accessoires et le duo Seredin et Vassiliev, officiant régulièrement pour la Haute-Couture, créateurs au style un brin excentrique, fantaisiste et inattendu.

Il y a quelques semaines j’ai appris l’existence d’une seconde vague de créateurs russes, dont le chef de file serait Katya Gomiashvili.

Katya Gomiashvili est la créatrice de la marque Emperor Moth, qui sévit depuis quelques temps déjà  auprès de certains « people ». Sa collection est essentiellement constituée de vestes fortement inspirées streetwear (type survêtement…), retravaillées par des broderies, des perles et des découpes pour un résultat inhabituel très coloré. La déception pointe un peu quand on s’aperçoit qu’il n’y a, sur le site en tout cas, que des vestes, toutes sur le même modèle, l’effet de surprise vire à la monotonie.
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Modèles de la dernière collection

Toujours est-il que côté communication la créatrice sait y faire, puisque l’image de la marque a été respectivement interprété ces deux dernières années par « so beautiful » Chloé Sévigny, Devon Aoki et Kate Moss, pour obtenir une crédibilité pointue difficile de faire mieux !!
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Pour couronner le tout le studio Ab Rogers (graphisme, design industriel et illustration), qui travaille pour la Tate Modern ou encore Comme des Garçons, à conçu a Moscou et a Londres la nouvelle boutique de la marque, l’agencement intérieur étant influencé par Niki de St Phalle (photos ci-dessous)…

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Les dauphins de Katya sont (cliquez sur le nom des créateurs pour accéder à leur site) Konstantin Gayday, le duo Nina Donis (Nina Neretina et Donis Pouppis), Denis Simachev, Alena Akhmadullina ou encore le gothique Arsenicum, rien de révolutionnaire dans le style, mais juste le plaisir de voir des créateurs venant d’autres horizons défiler à Milan, Londres ou Paris, nous apportant un autre regard sur la mode, mais aussi de nouvelles sources d’inspiration, étendant ainsi notre champ de créativité. Au dire de certaines acheteuses, ces créateurs ont un potentiel intéressant et le meilleur reste à venir.

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Quelques modèles des collections d’Alena Akhmadullina, sans hésiter ma préférée, pour un style qui n’est pas sans rappeller le costume de scène.

A suivre

J’ai 64567 amis…

… dont Kate Moss, David La Chapelle, les Fisherspooner et même Viktor & Rolf !

En effet, à l’occasion de la Fashion Week parisienne, MySpace à encore sévit en proposant un service destiné aux stylistes et à tous les passionnés de mode : MySpace Boudoir, l’habillage est réalisé par JC/DC (Jean-Charles de Castelbajac) et on y trouvera des infos, des conseils et des exclusivités, la première sera dès le mois de mars, la diffusion du documentaire de Rodolphe Marconi, Lagerfeld Confidentiel.

MySpace Boudoir est associé avec le salon Who’s Next et la boutique Colette (!) mais reste comme son grand frère MySpace, doté d’une interface à l’esthétique douteuse, tout le contraire d’un « boudoir » en somme.
A suivre (?)

Edit 2011: Le site semble offline et depuis les choses ont bien changées…

Dans le même registre, « communauté d’amis », jetez un oeil à iqons.

Karl Lagerfeld Remixed

Qui n’a pas entendu parler des 70 iPods de Karl Lagerfeld ?

Là où certains créateurs de son âge seraient ridicules, Karl Lagerfeld, lui ne l’est pas. De l’homme à l’éventail, il est devenu, avec sa vingtaine de kilos en moins (et après avoir revendu tout son mobilier), un nouvel homme ; il s’est réinventé une image, une espèce de techno-gothico-rock-metal-Lagerfeld, il s’est redéfini à l’entrée de ce XXIe siècle.

De l’homme à l’éventail…

Ses apparitions et prises de position frisent la caricature, parfois, inévitable lorsque l’on recrée son image de la sorte, mais il semble toujours être maître de cette image, même lorsqu’on le provoque. Peu de créateurs ont eu l’audace ou l’idée de se redéfinir en prenant un tel virage, préférant conserver leur image-icône qui les à fait connaître et qui, « leur semble-t-il », doit toujours plaire, même trente ans plus tard… (Sonia Rykiel, Chantal Thomass en sont les vivants exemples).
Érudit, incollable sur le XVIIIe siècle européen, frénétique, Karl Lagerfeld est plus que jamais présent sur tous les fronts de la création artistique. Il est un des premiers designer « de mode » au sens moderne du terme.
Directeur artistique chez Fendi depuis 1965, chez Chloé (1963-1983, puis 1992-1997), chez Chanel depuis 1983, photographe, à l’écoute des tendances et parfois passage obligé pour une jeune génération en mal ou en recherche de reconnaissance, tel un mécène. Karl Lagerfeld est comme Kate Moss, partout.

… à la version remixed

On l’a vu tout d’abord fan d’Hedi Slimane, puis collaborateur des arty Chicks on Speed, ensuite chez H&M ou encore au côté de Devendra Banhart (ils ont d’ailleurs fait la musique du dernier défilé Chanel et s’habillent en Chanel !) et enfin écoutant un des groupes hypes du moment, The Pipettes.

Son dernier projet (avec l’aide de Michel Gaubert, gourou musical des défilés parisiens), c’est une compil « Les musiques que j’aime » At Home/At Work, où il réunit aussi bien Xavier Cugat que Siouxsie and the Banshees, en passant par Stravinski et LCD Soundsystem.
Respect.

Marques locales

La mode ce n’est pas seulement la haute-couture, New-York-Milan-Tokyo-Londres, Kate Moss ou encore Gucci.
Pour preuve l’article ci-dessous nous rappelle que la solution est parfois tout près de chez soi.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire l’article

A l’initiative de l’office du tourisme de la ville, la station Courchevel vient de lancer une ligne textile de 110 références pour hommes et femmes, en attendant une collection de bijoux haut de gamme.Depuis le début de l’année, Mathias Chaize, un créateur installé à Barbès propose, sous sa marque Barbes Business School, des vestes militaires, des T-shirts et des sweat-shirts qui rappellent ceux des universités américaines. Quant à la marque de T-shirts branchés 64, elle célèbre depuis plusieurs années les valeurs du Sud Ouest. Il n’y a pas que Gap et H&M dans la vie.Hier, regardé avec une sympathique condescendance et apprécié pour la part d’exotisme que portaient ses « spécialités », le local trouve, plus que jamais en France, un nouveau rôle. Il devient signe de fierté d’appartenance, vecteur de revendication pour des alter consommateurs désireux de reprendre le pouvoir sur une offre de plus en plus standardisée.
Les marques « nationales », qui traversent actuellement une zone de turbulence, pourraient tirer profit de ce retour du local. Elles ont toutes dans leur portefeuille des recettes d’ici ou d’ailleurs : les valorisent-elles assez ? Ne les étouffent-elles pas un peu trop au nom de valeurs davantage définies pour une marque unique que pour un groupe de produits hétérogènes ? Leurs packagings jouent-ils assez la couleur locale ?
Le commerce équitable de proximité est peut-être en train de naître. Ne passons pas à côté.

Source Admirable design