Liberty enlightening fashion !

Bernhard Willhelm, Autumn-Winter 2010-2011

Si j’avais eu 17 ans en 1975, me serais-je baladé en perfecto clouté et crête punk au 430 King’s Road a Chelsea?

Cette statue de la liberté portant une baguette de pain en guise de flamme est signée Bernhard Willehlm… Liberté sur fond rouge, elle porte boubou bigarré, crête punk faite de baguettes, rouge à lèvres sombre et rimmel qui dégouline. Un symbole détourné et mis au goût du jour comme La Marseillaise reggae de Serge Gainsbourg le fût en son temps.

Il fut un temps où Jeremy Scott (autre designer iconoclaste) fréquentait assidument Karl Lagerfeld, maître de la maison Chanel. Le DIY et le Luxe, deux univers apparemment si éloignés peuvent se rencontrer. On peut se rememorer la rencontre au début des années 80, entre Jean-Michel Basquiat le graff’artiste de rue et Andy Warhol le peintre socialite pop.

La mode n’est pas que le glamour de Gucci, la faste de Chanel ou la folie créative de Dior. Le Luxe est audace, prise de risque et innovation, l’humour, la dérision, le choc des rencontres en sont donc des parties intrinsèque.

Contrairement aux idées reçues le Luxe est loin d’être passéiste et immobile, bien au contraire. Dynamiques, il n’est donc pas étonnant que les entreprises de ce secteur soient les premières à sortir de la crise économique.

« Enlightening » (éclairant en français) que l’on pourrait aussi rapprocher du terme enchanter (éblouir d’une lumière vive au point de provoquer une grande admiration) est ce vers quoi tend le Luxe, à la recherche d’un ré-enchantement(voir la dernière ligne de ce billet).

M. Bernard Arnault à intégré John Galliano, un punk, à la direction artistique de Dior, Vivienne Westwood, initiatrice du mouvement punk avec Macom Mc Laren fait aujourd’hui parti de l’establishment anglais. Quelle marque de Luxe va oser intégrer un esprit frondeur comme Bernard Willhelm (ou un Jean Paul Lespagnard…) à sa direction artistique?

— English text

If I had 17 years old in 1975, would I wandered in studded jacket and punk mohawk hairstyle in front of the 430 King’s Road in Chelsea?

The Liberty Enlightening the World wearing a french bread as a flame is created by Bernhard Willehlm… Liberty in red, wearing a colorful robe, a mohawk made of sticks, dark lipstick and a dripping mascara. A symbol hijacked and set up to date as Sex Pistols’ God save the queen was in its time.

There was a time when Jeremy Scott (another iconoclastic fashion designer) was a dear friend of Karl Lagerfeld. It would be interesting to see if the DIY world of the american designer and the luxury world of Chanel can meet and mix. Somewhere it reminds me the meeting in the early 80s, between Jean-Michel Basquiat, the graffiti artist and Andy Warhol, the socialite pop painter.

Fashion need all these talents, it is not only the glamour of Gucci, the luxury of Chanel or Dior’s creativeness. Humor and mockery is part of Luxury. Luxury is daring, risk, and innovation. Unlike popular belief Luxury is not stationary. Therefore it is not surprising to see companies like Hermès to be the first to emerge from the economic crisis.

John Galliano, punk, is since 1996 the artistic director of Dior. Vivienne Westwood, mother of punks, is from years now, part of the british establishment. The challenge: which Luxury brand will incorporate a mind like Bernard Willhelm in his artistic direction?

 

Ateliers de Jean Marc Wiederrecht, Maître horloger

Un voyage organisé par la maison Van Cleef & Arpels, proposant d’assister à trois événements majeurs dans la ville de Genève, chef-lieu du canton éponyme. Dans l’ordre, une visite de l’atelier Agenhor du Maître horloger Jean Marc Wiederrecht, une visite du SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie) et une dégustation de fondue…

Il est nécessaire de porter son regard sur les autres domaines du luxe. Les hommes et les femmes qui s’habillent chez les couturiers sont aussi les clients des enseignes de la place Vendôme. Poésie, histoire, technologie et savoir-faire sont des termes communs à la Haute Horlogerie et… à la Haute Couture.

Nous avions rendez-vous à 6:30 du matin place Vendôme… S’en fût un solide petit-déjeuner à l’aéroport, accompagné de la régulière discussion sur la meilleure série US du moment avec Livia et Thomas. Un Airbus A321 plus tard et un petit trajet en autobus et nous voilà sur le seuil d’un des plus importants ateliers de construction horlogère.

D’emblée la rencontre avec le maître s’établit sur de bonnes bases. L’homme est affable. En quelques mots il nous présente son atelier, son entreprise familiale à taille humaine (une vingtaine de personnes travaillent pour Agenhor dont sa femme et son fils). Atelier-Laboratoire car c’est l’impression que donne l’endroit, grand bâtiment dans la nature, respectueux de l’environnement, murs blancs, grandes baies vitrées, on est loin de l’artisan arc-bouté sur son établi patiné par les ans, éclairé uniquement par la maigre lueur d’une lampe de chevet…

Montres et des merveilles

Dans ces salles c’est parfois plus d’1,5 millions de fournitures qui sont stockées, « l’avantage en horlogerie c’est que les pièces sont petites ! » nous confiera-t-il dans un éclat de rire.

Jean Marc Wiederrecht aime les contes, il aime apporter de la poésie à ces pièces mécaniques. Une montre Van Cleef issue des ateliers Agenhor est aussi belle sur le cadran qu’à l’intérieur de celui-ci.

Tel un couturier qui apporte autant de soin a l’envers du vêtement qu’à l’endroit, notre hôte aime à sculpter sur ces pièces mécaniques des féeries, dépasser la simple fonction pratique. Dès lors les rouages prennent des formes poétiques (voir dans la vidéo ci-dessous)!


D’ailleurs l’intérieur d’une montre ne ressemble-t-il pas un peu à de la dentelle?

vca-aghenor-1

 

Avec ces outils, de ces ateliers sortiront des produits mécaniques nés d’une envie, d’une histoire…

L’expansion ?

Jean Marc Wiederrecht y a pensé, il pourrait répondre ainsi à une demande croissante, mais se serait alors sacrifier à ses critères d’excellence, ceux qui ont fait la réputation de son entreprise et assuré une collaboration de 20 ans avec Van Cleef & Arpels.

Ci-dessous une longue vidéo, où vous verrez les explications passionnantes concernant le fonctionnement compliqué de la montre le Pont des amoureux de Van Cleef & Arpels. Deux « amoureux » symbolisant les aiguilles (heures/minutes) se rapprochent le long d’un pont tout au long de la journée. À minuit enfin, ils se retrouvent face à face pour un baiser fou d’une minute avant de repartir chacun de leur côté. Vous y croiserez aussi de jeunes artisans, ceux qui assemblent et élaborent ces magnifiques garde-temps.

A voir également Stanislas de Quercize, Van Cleef & Arpels CEO recevoir un prix, le quatrième, pour Le pont des amoureux.

Chère Adeline

Modestie, est le mot qui vient en tête lorsque l’on évoque un défilé d’Adeline André.

La Modestie est aussi un vêtement, une pièce de tissu que l’on plaçait sous le cou afin d’atténuer le décolleté ou masquer la naissance des seins vers la fin du XIXe siècle. Se cache derrière cette définition, une époque où la morale imposait de superposer voiles et jupes, un rapport très pudique au corps.

On peut y voir une certaine forme de délicatesse, un autre terme qui sied bien aussi à l’univers d’Adeline André…

Chez Adeline, le rituel se poursuit saison après saison. Les lieux se ressemblent, grands appartements dépouillés, murs blancs ou écrus, parquet brut, simples tabourets ou bancs d’écolier, point de faste néfaste et les blouses blanches s’affairent en coulisses afin de régler les derniers préparatifs.

La Couture n’étant plus ce qu’elle fut. Le prêt-à-porter n’étant plus son héritier depuis bien longtemps: qu’est-ce qu’un défilé Couture aujourd’hui? Le show-off, une simple question d’image? L’expression du savoir-faire de plusieurs corps de métiers? La marotte d’un créateur, la soupape d’un « couturier-auteur(1) »? Une discipline en voie de disparition? Un gouffre financier? Un peu tout çà sans doute et saison après saison on s’y rend toujours avec la même curiosité, l’envie d’être émerveillé et surpris.

On recherche ce choc visuel et technique, qui nous fera dire « Waow! » (comme la sublime présentation Couture de Ricardo Tisci pour Givenchy).

(1) Olivier Saillard

Adeline André, fait passer son message saison après saison, celui d’une créatrice indépendante. Démontrant la possibilité d’exister en Couture avec des moyens sans comparaison possible d’avec celui des grandes maisons tout en étant capable de créer ce choc.

Adeline André transcende certains domaines de la mode, se pose contre la rupture et le changement permanent, propose une apologie de la lenteur.

Saison après saison l’œil non-averti peut croire à des redites, récurrence des mannequins, des matières, des couleurs, des volumes. Il s’agit d’une recherche continue, un work-in-progress, un laboratoire des subtiles variations.

Notre époque privilégie les rythmes élevés, mais les sourires statiques de Mona Lisa des mannequins, leur démarche lente et mesurée ne communiquent aucune mélancolie, bien au contraire.

Ci-dessous, robe longue comprenant trois superpositions de georgette de soie et gants longs « siamois »

On y vient pour y voir les prouesses de la créatrice, son savoir-faire. On y admire ses robes flottantes et sensuelles, robes de vestales tenant par un fil ou un point de couture, laissant apparaitre la peau par transparence, de larges fentes, de grands décolletés ou encore par des crevés.

Fentes dans une manche appelées « crevés »

Backstages, à droite Charlotte Flossaut la fidèle.

Le rituel

Les mannequins vont et viennent lentement en robe longue coupée dans le biais ou plissé Watteau, glissent on the runway. Puis les hommes se présentent et galamment retirent leur veste 3E en melton ou doeskin de laine pour en vêtir leur compagne. Le veste, oversize désormais, devient manteau (vidéo ci-dessous).

Bulgari à Paris, grand crû


Elizabeth Taylor

Exceptionnelle l’exposition parisienne des 600 pièces retraçant 125 ans d’histoire de la maison de haute joaillerie italienne ! Le soir du vernissage on pouvait déjà  supputer la magnificence des créations de la Maison Bulgari, mais ce n’était rien comparé à la visite proprement dite que j’ai pu faire quelques jours plus tard.

Pour des raisons d’affluence, ma visite fut anti-chronologique ce qui ne m’a pas empêché de la dévorer… Un terme de bouche, allant de pair avec les mots opulence et générosité. Une explosion luxueuse où se mêlent rubis, émeraudes, saphirs, diamants, le platine et les ors. Une outrance chic et chromatique qui sied à une bohémienne internationale, une femme au caractère enlevé, vive comme ces belles et talentueuses actrices italiennes que sont Sophia Loren, Claudia Cardinale, Anna Magnani ou encore Monica Vitti toutes liées à la marque.

Ci-dessous, 1988, collier à 5 festons ornés de 64 saphirs jaunes et bleus taille coussin (total 399,22 carats), diamants, perles de culture et or.

Le monde de la création sera alors sensibilisé par l’ascension de la Maison italienne.
Hollywood sera conquit, Jessica Lange, Grace Kelly, Ingrid Bergman ou Elizabeth Taylor (une partie de l’exposition est d’ailleurs reservé à sa splendide collection) seront de fidèles ambassadrices.
Bulgari sera une marque « à la mode », on comparera la griffe italienne à Chanel: « un bijou Bulgari se reconnaît comme se reconnaît un tailleur Chanel » (in Connaissance des Arts, 1963). La profusion de la couleur présente à cette époque (les années 60) dans les créations du joailler italien peuvent être mises en regard avec les créations des maisons Pucci ou Léonard quelques années plus tard.
Et les artistes dont Andy Warhol himself émettra plusieurs avis sur la question, notamment en déclarant: « I always visit Bulgari, because it’s the most important Museum of Contemporary Art ».

L’exposition montre une maison fortement receptive aux changements de son époque. Les années 70, sont créatives, provocantes et pop. Des objets du quotidien (cornet à glace, cartes à jouer…) sont alors magnifiés par les artisans joailliers. Dans les années 80 Andy Warhol parlera de « look Bulgari » un terme emprunté au prêt-à-porter triomphant. Aujourd’hui on parle de design bi-dimensionnel et flexible et les créations sont portées par Julianne Moore.

Au cours des années cinquante, la Maison italienne inverse l’usage courant qui réservait la taille cabochon (on dit pierres montées en cabochon) aux pierres secondaires. Bulgari invente ainsi une forme de luxueuse désinvolture (comme le ras du cou de 1979 ci-dessus). Quelque que soit la haute valeur des pierres, une haute-joaillerie qui se porterait presque en toute occasion…

1961, le fameux bracelet-montre d’Elizabeth Taylor, le serpent abrite dans sa gueule un boîtier Jaeger-Lecoultre

1971, sautoir en or, corail et diamants

An exceptional exhibition of 600 masterpieces depicting 125 years of history of Italian fine jewelry house Bulgari.

Wealth and generosity, an explosion of luxury, where rubies, emeralds, sapphires, diamonds, platinum and gold mix together. A chic and colorful galore fitting an international gypsy, a woman with a strong character, with a vivacious mind as the beautiful and talented Italian actresses (Sophia Loren, Claudia Cardinale, Anna Magnani, Monica Vitti) all of them linked to the famous italian house.

All the art field will then be sensitized by the rise of the Italian house. First of all Hollywood actresses will be conquered and will be faithful ambassadors, Jessica Lange, Grace Kelly, Ingrid Bergman and Elizabeth Taylor (part of the exhibition is booked for her personal collection).

circa 1979, ras du cou, style très en vogue alors dans la maison Bulgari (or, rubis, saphirs, lapis-lazuli et diamants)

1986, broches, « sucette glacée » et « cornet de glace » en or, calcédoines, corail et diamants

1991, collier en or, émeraudes, améthystes, citrines, tourmalines roses, saphirs et diamants

1994, collier Chandra en or, porcelaine blanche, tourmaline roses, rouges et vertes

Then the fashion world as the Italian label will be compared to Chanel: « Bulgari jewelry is recognized as a Chanel suit can be recognized » (in Connaissance des Arts, 1963).

Then the Art world with Andy Warhol declaring: » I always visit Bulgari, because it’s the most important Museum of Contemporary Art. »

Bringing the cabochon techniques from the secondary stones to the fine stones during the fifties, creating such appealing jewels that people want to wear them anytime-anywher, Bulgari’s challenge was to create a fine jewelry that people could wear in almost any occasion a sort of casual « high end » luxury…

The exhibition shows a house highly receptive to the changes of its time. The 70’s were creative, provocative and pop, everyday items (ice cream cones, playing cards …) are magnified by master jewelers. In the 80’s Andy Warhol talk about « the Bulgari look » a term borrowed from the ready-to-wear. Today Bulgari talk about flexible and two-dimensional design and the jewels are worn by Julianne Moore.

A brief history Bulgari from the end of the 60’s to the 80’s (recorded during the exhibition)

Rupert Sanderson for ever

Dear readers,

I discover Rupert Sanderson shoes during the last Paris fashion week. When i saw those shoes i tought that they will be perfect with the über-feminine clothes of the french london-based designer Roland Mouret. It was not a suprise then when i learn that the two of them were good friends…

Rupert Sanderson open his own house in 2001. Mixing modern design and traditional italian shoe-making, each pair of shoes is meticulously handcrafted. Former Sergio Rossi and Bruno Magli, Sanderson is somehow the heir of this italian masters. Since 2009 he designs all the shoes for Karl Lagerfeld’s mainline catwalk collection.

Heritage, handcrafting, creativity and dreams, the main ingredients of luxury are gathered.

That evening each pair of shoes seems to be designed for all our feminine fantaisies, from the super-hero to an Hollywood star (see below).

… for Wonder Woman a shoe with a lightning bolt

… for Marilyn Monroe and her poopoopidoo !

… this one for Mary Pickford

… this one for Grace Kelly in High Society (the swimming-pool scene)

… and this one for Varla in Russ Meyer’s Faster, Pussycat! Kill! Kill!

Rupert Sanderson
Passage des 2 pavillons 5, rue des petits-champs – Paris

Le Modalogue | Weekly #12

Fast forward: The Chinese quest for luxury brands

Sur le marché du luxe, en quelques années et sur tous les plans, la Chine, va rattraper son retard et se mettre au niveau des standards occidentaux…

The study found that families here making over $180,000 annually spent an average of $28,000 on luxury goods for the year-more than residents in the same income bracket in Shanghai, Beijing and Shenzhen.

But with greater expansion comes the risk of brand dilution outside the main cities, as well. Some companies are trying to prevent this by creating special lines in conjunction with famous Chinese artists to generate buzz and maintain their edge in exclusivity.

Also, these consumers are developing more sophisticated tastes, increasingly preferring the harder-to-get Diane von Furstenberg to Louis Vuitton.

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Alors que Google ouvre boutique.com… Facebook comme canal de vente pour les marques de luxe?

Should luxury brands explore Facebook as a retail channel?

Developing HauteLook events for Facebook allows us to go where our members are spending their time, rather than making them come to us

Hautelook offers discounts at up to 75 percent off on products by luxury brands such as Chanel, Diane von Furstenberg and Swarovski. It claims more than 3.5 million members.

(…) the fastest growing user demographic is women ages 35-50, much more consistent with the luxury consumer profile.

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Et pendant ce temps sur Twitter…

How Twitter Analytics can benefit the luxury market

This is a fantastic opportunity for luxury brands to benefit from ethnographic research and pick up on new trends.

Luxury brands can use the analytics to tap into consumers’ other interests.

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Luxe et brand content

 

A lire- L’agence SAME SAME et QualiQuanti, viennent de publier un livre blanc intitulé «Luxe et Brand Content».

Michel Campan, directeur Associé de SAME SAME (agence spécialisée dans la communication des marques premium et luxe) y restitue les enjeux de l’industrie du luxe et l’importance croissante du marché chinois.

Matthieu Guével, spécialisé dans l’analyse sémiologique pour les marques de luxe et Daniel Bô, fondateur de l’institut d’études QualiQuanti y étudient les affinités entre marques de luxe et brand content.

Ce livre est publié à l’occasion de la sortie d’une nouvelle étude consacrée au contenu éditorial des marques de luxe réalisée par QualiQuanti et du lancement des programmes SAME SAME inventés pour la révolution Facebook et mobile.

Je participe, modestement, à cette publication par le biais de mes illustrations « en un trait » commandées spécialement pour l’occasion.

Le livre est téléchargeable ici et mes illustrations précédentes visibles ici

PFW | Maison Guillet

Paris Fashion week was like crazy this season. Parties followings fashion shows, as if confidence was back in town, no more crisis. However it was in the softly boutique-workshop of Maison Guillet (one the seven art workshops of Chanel) that everything started…

We were invited to discover in exclusivity, the first collection of head accessories and the workshop.

Maison Guillet was created in 1896. Everything is still handcrafted and « everything is possible » as they told us, from finished product to the bespoke. It’s la Haute-Couture for the flowers!

Today, Maison Guillet is doing the emblematic camelia of Chanel as working for famous houses like Louis Vuitton, Christian Dior, etc.

 

Faisant partie d’une des sept(1) maisons d’art de la Maison Chanel, la Maison Guillet nous a fait l’honneur de nous présenter en exclusivité leur première collection d’accessoires de tête ainsi que leur atelier d’artisanat de luxe.

Depuis 1896, tout est entièrement fait main, tout est possible, du produit fini au produit sur-mesure autant que les décorations de vitrines. Aujourd’hui Maison Guillet réalise les camélias de la maison Chanel, mais collabore également avec les autres maisons pour des commandes spécifiques.

De parurier floral, la Maison Guillet devient fleuriste couturier. La Haute-Couture pour les fleurs !

Dans les ateliers – Inside the workshop

A video

(1) Maison Desrues (parurier), Maison Lemarié (plumassier), Lesage (brodeur), Massaro (bottier), Maison Michel (modiste), Maison Goossens (orfèvre), Maison Guillet (parurier floral)

Bouchra Jarrar | La sensualité de la quadrature du cercle…

Rendre sensuelles des lignes géométriques, des droites, des angles aigus et des obliques. Comme la quadrature du cercle, mission impossible ?

Bouchra Jarrar depuis sa Collection n°1 y réussi à merveille. Ses lignes viennent s’appliquer gracieusement, suggérer la courbe d’une hanche ou d’un sein. La ligne graphique soulignée par un biais écru dans le modèle ci-dessus, suit naturellement les formes du modèle et ne contraint nullement la fluidité de la matière.

Revue de détails

Haute Couture ? Non. On parle aujourd’hui de prêt-à-porter de luxe ou de sur-mesure, du concret, plus adapté à son époque.

Donne moi un V…

Les coupes et les fentes laissent apercevoir la taille ou une épaule. Pas très Va Va Voum ces Vestales, mais elle vous donnent tout de même le Vertige. Dans un bizarre love triangle(1), portant collier-plastron Volontaire, elles offrent leur nombril au sommet d’une encolure V plongeant elle même vers d’autre triangle Voluptueux

Dans les silhouettes ci-dessus on devine à la fois Piet Mondrian, Chanel (pour la bichromie noir/blanc) voire Jean-Louis Scherrer pour la géométrie (où la créatrice à fait un passage éclair).


Encolure V chez Jean-Louis Scherrer


Piet Mondrian, Composition with grid 2, 1915

(1) A réécouter Bizarre love triangle de New Order ici